Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Classe ou Crasse soit avec vous,
Alex la Baronne
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Chroniques rock'n'roll d'une Baronne
Que celui qui n'a jamais eu envie de traiter son prochain de grosse truffe me jette la première pierre…
(Petit message personnel : tu portes une casquette bleue, tu conduis une AX vert lagon et tu m'as doublée par la droite sur la bretelle d'accès du Super U : fais gaffe à ta gueule.)
Quelle dinde. Superficielle, crétine et imbue, la "Stupid girl" passe son temps à gâcher sa vie et celle des autres. Malgré ces quelques défauts, l'idiote se révèle une femme d'affaire avisée : 4 000 000 de disques vendus grâce à son seul personnage.
Nul n'est jamais mieux connu que par soi-même. Addict, groupe apparu à l'époque où le rock n'était pas à la mode, exploite à fond le filon avec ce "Monster side", où la formation révèle sa vraie nature.
Graham n'a jamais de chance. Aussi génial que mésestimé, le songwriter à lunettes se fait malmener par une emmerdeuse patentée, dont il est en prime amoureux. D'où ce joli titre doucement désabusé et résigné.
Une rythmique simple, des paroles chocs et 4 mecs élevés à la vache enragée : le punk, c'est pas plus compliqué que ça. Merci aux Ramones de l'avoir aussi brillamment prouvé.
Radiohead n'a jamais vraiment donné dans l'optimisme. "Creep" décroche toutefois la palme de la tristesse absolue avec son héros ver de terre amoureux d'une étoile. Et oui. Voici le lot de tout ado romantique.
Comme toujours, l'ambiguité est de mise avec Lou Reed. Oscillant entre amour et haine absolue, "Vicious" dresse élégamment le portrait d'un être peu fréquentable. Un titre pour lequel les superlatifs font résolument défaut.
Vous cherchez une phrase plate, à balancer en toutes circonstances ? "Un con qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis" fera très bien l'affaire. Il fallait vraiment avoir le brio des Hives pour pondre un titre génial avec une telle maxime.
Sous ses grosses binocles et son flegme purement britannique, Jarvis en a gros sur la patate. "Cunts are still running the world" stigmatise élégamment les dérives de dirigeants pas toujours très inspirés. Evidemment, un titre pareil n'incite pas à sa diffusion. Mais tant pis. Les paroles sont là.
Après s'être enfilé
Qu'on se le dise : je n'aime pas Brassens. Mais sur ce titre, force est de constater que le moustachu a bien raison. Quand on est con, on est con.
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