Texte Libre

Classe ou Crasse ?

 

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Chansons à thème

Vendredi 8 septembre 2006

Vendredi 25 Août. La porte claque derrière moi. Ce stage ennuyeux s'achève enfin. Je m'en vais. Ruptures, bourlingages, expulsions en bonne et due forme… la fuite reste un vivier d'inspiration musicale récurrent, que l'on soit cador de la variétoche ou caïd du binaire. Voici quelques titres évoquant la quille, le large, la belle, la malle et toutes leurs consoeurs d'évasion.

 

1.      Placebo – Song to say goodbye (Meds, 2006)

 

Malgré une amabilité inversement proportionnelle à son égo, Brian Molko achève avec ce titre des adieux plutôt émouvants. Peut-être ce vibrant message s'adresse-t-il à ses fans des bons vieux jours, un peu surpris par la tournure commerciale des évènements.  Les groupes évoluent, leur public également. Pas toujours dans la même direction néanmoins.

 

2.      Cali – Je m'en vais (Menteur, 2006)

 

Le succès franchouillard n'emprunte pas toujours les sentiers balisés de la Star Academy. Bruno Caliciuri, alias Cali, en a fait la longue expérience. 15 ans de foires au boudin, de mégères despotiques, de matches de rugby perdus et soudain, pof, la gloire. De là à balancer à la France entière ses mélos revanchards, il n'y a qu'un pas que le larmoyant Catalan a aisément franchi. Après l'opération séduction d' "Amour parfait", 1er album épris et désabusé, l'homme révèle sa vraie nature avec le plus honnête "Menteur", sorti en 2005. "Tu étais presque belle, j'étais pas loin d'être fidèle", chante-t-il sur "Je m'en vais". Comme dirait ma mère : "Tu t'es regardé dans la glace, eh, macho !"

 

3.      Archive – Get out (Noise, 2004)

 

Sur "Noise", 5è album du duo électro-trip-hop-pop-rock, les pistes se suivent et se ressemblent. "Fuck U", "Waste", "Get out", les insultes et la vaisselle volent bas. Pas étonnant que Craig Walker, chanteur intérimaire alors membre du groupe, se soit excusé auprès de sa maman pour les multiples jurons proférés durant ces 55 minutes rageuses.

 

4.      The Dandy Warhols – Get off

 

Partir ou mourir. "Get off" illustre parfaitement ce besoin viscéral de changement, cette évasion idéaliste. Sur un rythme enlevé, Courtney Taylor et sa bande nous emmènent dans une contrée magique où le stetson est plus blanc qu'ailleurs. 3 minutes folk au cœur d'un songe enchanteur.

 

5.      James Blunt – Goodbye my lover

 

Après le pleurnichard "You're beautiful", James le troufion balance sa nouvelle grenade lacrymogène dans votre salon. Autant dire que si la moindre once de cynisme s'est infiltrée dans votre petit cœur, vous risquerez l'apoplexie devant "Goodbye my lover", ode à l'amour im omnipotent. Car le Blunt a le chagrin sonore. Bobonne s'est barrée ? Il épanche mondialement sa peine et récolte en lot de consolation un top model tchèque. Le mythe du pauvre chéri délaissé a encore de beaux jours à vivre.

 6.      The Libertines – I get along

 

 

"Carlos y los Libertines" ont frappé fort avec leur second single. Emportée par un tourbillon de guitares crades, une génération paumée découvre avec stupéfaction ses nouvelles idoles désinvoltes.  "I get along, just singing my song, people tell me I'm wrong… Fuck them." Rien à ajouter.

 

7.      Raphael – Ne partons pas fachés

 

Le gentil Raphael a su séduire l'hexagone entier grâce à son visage angélique et ses mélopées discrètes. Toutefois, après 18 passages radios quotidiens, la lobotomie menace. Notre troubadour pourrait prendre quelques vacances à Schengen dans sa caravane, histoire de se renouveler un peu. Nous ne serons pas fâchés, promis. Et surtout s’il croise Jean-Louis Aubert sur la route, qu’il le dépose ailleurs dans un autre monde.

 

8.      Franz Ferdinand – Walk away

 

Du Franz Ferdinand tout craché. "Walk away" ou comment se débarrasser élégamment d’une prétendante gênante. Armé d’une guitare et soutenu par des choeurs ironico – romantiques, Alex Kapranos évoque sa lassitude dans un premier couplet explicite ("I love the sound of you walking away"). Ensuite, place à la version toute en nuances d’une belle en plein désarroi. Courage. Séparation n’est pas rupture.

 

9.      Radiohead – Exit music (for a film)

 

Cette chanson est belle. Très belle, même. Malheureusement, quelque soit votre état d’esprit, "Exit music (for a film)" s’immiscera dans vos failles les plus infimes et les ampliefiera. Vous êtes de bonne humeur ? Ces 4 minutes vous déprimeront. Vous êtes déprimé ? La fenêtre vous semblera soudain bien proche. Bref, ce titre porte bien son nom : il fait fuir en un temps record les pires rats de cinéma.

 

10.  The Beatles – Get back

 

New York ou Guéret ? Qu’importe votre ville natale, vous aspirerez toujours à y revenir, consciemment ou non. Paul Mc Cartney s’engouffre ici dans cette brèche originelle et livre un superbe rock dynamique. "Get back to where you once belonged”. Avec joie, sir !

Supers cadeaux :

Par Alex la Baronne
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Mercredi 20 septembre 2006

Chansons ensoleillées

 

Que reste-t-il de l'été ? Emmitouflée dans mon plaid à carreaux, le teckel coupe courant d'air impeccablement calé sous la porte*, je regarde le flamboyant automne roussir les forets alsaciennes**. Heureusement, quelques titres ensoleillés viennent à point pour réchauffer mes oreilles rougissantes.

 

1.      The Beatles – Here comes the sun (Abbey Road, 1969)

 

1969 sonne l'hallali pour les Fab Four. Rien ne va plus entre Paul Mc Cartney et John Lennon, empêtrés dans d'insolubles querelles de coq. De son côté, George Harrison compose une sublime ballade au titre prophétique : le soleil viendra pour lui et lui seul un an plus tard, lorsque parait son mythique album solo, "All things must pass".

 

2.      Oasis – Turn up the sun (Don't believe the truth, 2005)

 

Lorsque les frangins bourrins sortent "Don't believe the truth", plus personne ne croit en eux, pas même Léon, votre pote  artiste qui gagne sa vie en jouant "Wonderwall" dans le métro. Pourtant, cet opus apporte l'accalmie tant attendue dans un ciel discographique bouché depuis bientôt une décennie. Une heureuse surprise.

 

3.      Claude François – Le lundi au soleil (Le lundi au soleil, 1972 )

 

Composée par Patrick Juvet, helvète méchu le plus connu de l'univers, "Le lundi au soleil" permit à Claude François d'exprimer la pleine puissance de ses talents vocaux et discographiques. Nasillant et sautillant, l'homme au costume lamé argent livra un titre pyrogravé en lettres flamboyantes dans l'inconscient collectif français. La variété perdit un grand artiste en 1978. 28 ans après, les samedis soirs cathodiques ne s'en remettent toujours pas.

 

4.      Sunny – Bobby Hebb (Single, 1966)

 

"Sunny" se veut un message d'espoir. Ecrite par le chanteur soul Bobby Hebb après l'assassinat de son père, ce titre optimiste ne compte plus ses reprises. Cher, Ella Fitzgerald, James Brown, tous se sont laissé séduire. La version la plus fameuse n'en demeure pas moins celle de Boney M,, un classique mondial des soirées disco.

 

 

5.      Sunny afternoon – The Kinks (Face to face, 1966)

 

Sans doute le mythe 60's le plus méconnu en France. Déifiés au Royaume-Uni, cités en exemple par des générations entières de musiciens, des Who à Supergrass, les Kinks ne parvinrent jamais à s'exporter sous nos latitudes. Seul l'hédoniste"Sunny afternoon" sauta dans le ferry pour quelques minutes rêveuses en compagnie de Ray Davis, poète précurseur de la pop actuelle.

 

6.      Island in the sun – Weezer (Weezer, 2001)

 

Des choeurs 60's et un clip adorable propulsèrent les américains de Weezer sur le devant de la scène. Ce joli single sonne comme une pub pour les Knacki Herta : un retour aux choses simples aujourd'hui tristement dédaignées.

 

 

 

7.      U2 – Staring at the sun (Pop, 1997)

 

Après 4 ans d'absence, Bono - Mère Théresa – Florent Pagny nous revient avec "Pop",  un album disco – pop (justement…) assez original. Au grand désespoir de son compte en banque, le succès commercial boude ce disque pourtant bien meilleur que "Zooropa", son raté prédécesseur. "Staring at the sun" reste le single phare de cette période trouble aujourd'hui reniée en bloc par le groupe.

 

8.      Muse – Sunburn (Showbiz, 1999)

 

Morceau inaugural du superbe "Showbiz", "Sunburn" annonce clairement la couleur : Muse n'est pas un groupe comme les autres. Un piano classique, une voix hors du commun et des mélopées sombres feront tomber bien des fans. Certains ne se relèveront pas à l'écoute de "Black holes and revelations", dernier opus du groupe en date.

 

9.      The Libertines – Don't look back into the sun (EP, 2003)

 

Le vaisseau arcadien prend l'eau de toutes parts. Miné par ses addictions diverses, Pete Doherty se contente d'enregistrer ses quelques lignes de chant et laisse gracieusement Carl Barât se débrouiller pour le reste. Ce dernier achèvera le plus grand succès des Libertines avec "Don't look back into the sun", qui résonne comme un avertissement. Bien des rock stars se sont brûlé les rétines à contempler une gloire trop vite acquise.

 

10.  Black hole sun – Soundgarden (Superunknown, 1994)

Sorti peu après après le suicide de Kurt Cobain, le grunge "Black hole sun" frappe par ses paroles désillusionnées, au point d'avoir été censurée après les attentats du 11 Septembre. "Imagine" de John Lennon subira le même sort. Le temps était à la guerre, pas au doute et encore moins à la fraternité.

 

 

 

* Vous pouvez d'ores et déjà parier que le jour où cet article atterrira sur mon blog, il fera 28°C…

** OK, j'anticipe un peu…

 

Super cadeaux :

 

  • La vidéo d' "Island in the sun"  de Weezer pour les amis des bêtes…
  • La vidéo de "Black hole sun" de Soundgarden pour les nostalgiques du grunge. Une caricature assez cinglante des américains moyens…
  • La vidéo de "Sunny afternoon" des Kinks, visiblement tournée un matin d'hiver…
  • Et enfin, comme je n'ai pas pu m'en empêcher : la vidéo de "Don't look back into the sun" des Libertines. Pete et Carl volent leur propre disque sous le regard désolé de leurs compères…  
Par Alex la Baronne
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Dimanche 8 octobre 2006

Pigeon,

Oiseau à la grise robe

Dans l'enfer des villes,

Toujours à moi tu te dérobes,

Tu es vraiment le plus agile.

Benoît Poolevoerde, C'est arrivé près de chez vous

Si le rat des airs ne frappe pas par sa grâce, il en conserve néanmoins le privilège des cieux. Cloué au sol, le compositeur frustré transfigure souvent son ressentiment dans des mélopées aériennes. Symbole de pureté, d'évasion, l'oiseau se laisse alors emprisonner quelques minutes dans une cage de résonance…

  1. Michel Fugain – Fais comme l'oiseau (Fugain et le Big Bazar, 1972) 

Le Big Bazar fait salle comble. Engoncé dans une combinaison jaune canari, Michel Fugain serine "Fais comme l'oiseau" à qui veut l'entendre pépier d'optimisme. Plus jovial qu'une fanfare de village, le moustachu tressautant livre un air d'une niaiserie patentée, révélateur d'un esprit beatnik franchouillard totalement has been aujourd'hui. Toujours en phase avec son époque, Michel chante "Chaque jour de plus est un jour de trop" en 1997 . Ce n'est pas drôle de vieillir.

  1. Guillemots – Redwings (Through the windowpane, 2006)

A nom de manchot chanson impériale. Les pingouins britanniques signent avec "Redwings" un coup de maître, un air beau comme le générique de fin d'un film culte. La rencontre entre pop et jazz a encore beaucoup à apporter.

 

  1. Wolfmother – Where eagles have been (Wolfmother, 2006)

Le king des oiseaux se retrouve une fois encore dans un carcan métallique. Véritable clone sonore de Led Zeppelin, Wolfmother part à dos d'aigle dans une contrée sauvage où le riff est aussi brut qu'en 1977. La machine à remonter le temps n'a pas fini d'alimenter la machine à sous.

  1. Barbara – L'aigle noir (1970)

Une confrontation bien étrange. La dame sombre de la chanson française rencontre son alter ego volant. Enigmatique, insaisissable, royal, "L'aigle noir" ressemble comme 2 plumes d'oies à son interprête. 35 ans plus tard, le mystère reste entier.

 

  1. R Kelly – I believe I can fly (Single, 1996)

 

Le mécène du R&B voit les choses en grand. Des grues à la pelle et le compte en banque de Picsou ne lui suffisent plus : R Kelly veut voler. Une symphonie aussi indigeste qu'un munster pané illustre ce rêve somme toute bien banal.

 

  1. The Divine Comedy – Come home Billy Bird (Absent friends, 2004)

 

Pauvre Bily Bird. Cet éminent homme d'affaire ne supporte plus les implacables boeings  qui le mènent d'un rendez-vous professionnel à l'autre, toujours plus loin de sa famille. Mu par une impulsion soudaine, notre héros quitte cette vie insipide pour assister au match de football de son fils. En parfait troubadour pop, Neil Hannon nous conte un retour au pays mouvementé, parfaitement magnifié par les violons légers si chers à la Divine Comedy.

 

  1. Dionysos – Coiffeur d'oiseaux (Western sous la neige, 2003)

Toujours aussi pété de la coiffe, le quintette déjanté inflige aux volatiles un traitement à faire dresser d'effroi les ergots de Brigitte Bardot. Ainsi, "Coiffeurs d'oiseaux" met en scène une jeune fille au sens artistique discutable, tailladant allègrement les ailes de pauvres piafs. "No more haircuts for the birds…" chantonne Mathias Malzieu. Il ne manquerait plus que ça !

  1. The Smashing Pumpkins - Bullet with butterfly wings (Melon Collie and the infinite sadness, 1995)

Très inspirés sur ce coup là, les Smashing Pumpkins laissent éclater "Bullet with butterfly wings", un projectile grunge aussi glauque que fulgurant écrit en hommage à Kurt Cobain. La réunification prochaine du groupe s'annonce sous pression.

 

  1. Ringo – Qui est ce grand corbeau noir ? (Single, 1979)

 

Le genre de truc à vous faire enterrer votre carte d'identité. Roi incontesté de la reprise francophone merdique, Monsieur Sheila avait pourtant pléthore de concurrents sérieux, du "Sous-marin vert" des Compagnons de la chanson au "Je survivrai" d'une Régine tabagique au dernier degré. Et pourtant. Ringo l'épouvantail lance l'estocade finale sur une chanson hexagonale extrêmement fertile en navets. A pleurer de rire ou à pleurer tout court, selon l'humeur. 

  1. Ramones – Surfin' bird (Rocket to Russia, 1977)

Initialement employé dans les 60's pour désigner les impertinentes fashionistas londoniennes, "bird" désigne à présent une nana dans l'argot britannique. Les 4 punks rendent ici hommage à cette époque avec leur reprise de "Surfin' bird", une chanson des Trashmen sortie initialement en 1963.

Super cadeaux :

Par Alex la Baronne
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Mardi 10 octobre 2006

La vue appelle les autres sens. Ainsi, chaque couleur revêt des codes précis, parfois étrangement antagonistes. Ainsi, le jaune symbolise la chaleur et la trahison, le vert l'espoir et la poisse. "La terre est bleue comme une orange" écrivit Eluard, conscient de l'infinité d'une palette universellement évocatrice. A l'instar du poète français, les musiciens se sont également laissé prendre dans cet arc en ciel, l'illustre Jack White le premier… Voici un échantillon de quelques chansons colorées.

1. The Velvet underground (The Velvet Underground, 1969), HushPuppies (The Trap, 2005) – Pale blue eyes

Un même titre pour 2 chansons radicalement différentes. Bien que largement inspirés du rock 60's, les Hushpuppies martèlent un bref "Pale blue eyes", en totale opposition avec la longue ballade lo-fi de Lou Reed & co.

 

2. The Who – Behind blue eyes (Who's next, 1971)

Pas facile d'être une légende. En 1971, Pete Townshend et compagnie n'imaginaient pas que leur superbe standard subirait 30 ans plus tard un tronçonnage sans merci, œuvre (hum…) des barbares en béret de Limp Bizkit. Reste à informer les plus jeunes générations de cet honteux pillage. Pourtant, il suffit de regarder Fred Durst pour éprouver sa pleine incapacité à composer un titre pareil.

3. Les inconnus - Isabelle a les yeux bleus

 

Même si le trio infernal nie encore avoir particulièrement visé les éternels gamins d'Indochine, Bernard Campan campe dans ce sketch un Nicolas Sirkis plus vrai que nature. Une impression renforcée par le titre "Isabelle a les yeux bleus", une litanie aux textes simplistes sur fond de synthés enfantins. 20 ans plus tard et un revirement gothique plus tard, Indoch plait à toutes les générations sans trop se fouler. A quoi bon ?

4. The Beatles – Yellow submarine (Revolver, 1966)

Le titre phare des Fab Four n'est pas le plus intelligent. Symbole d'une ère optimiste sous acide, le "Yellow submarine" vogue aux 4 coins du globe depuis maintenant 40 ans. Reste à savoir pourquoi ce fichu "submarino amarillo" a viré au vert à l'approche des côtes françaises. Ringo Starr avait peut être le mal de mer.

5. Donovan – Mellow yellow (Mellow yellow, 1967)

 

A 10 000 lieues de ses homologues rock déchaînés, le gentil chanteur écossais signe une ballade tranquille, évocatrice de paisibles petits déjeuners familiaux. Une autre tasse de thé, sir ?

 

6.      The Strokes – Red light (First impression of earth, 2006)

Souvent soupçonné d'appartenir à la famille des ursidés, Julian Casablancas fait mentir la rumeur avec un sautillant "Red light". Jouasse comme jamais, le chanteur des Strokes livre une jolie mélopée dans laquelle il invite sa chère et tendre à s'exprimer. Rafraîchissant.

            7. Basement Jaxx – Red alert (Basement Jaxx, 1999)

 

 

Premier tube pour le duo électro. Selon une bonne vieille recette, des chœurs barytons pimentent voix soul suraiguë, le tout servi sur un lit de synthés tonitruant. Alerte rouge chez les disquaires.

 

8. Purple rain – Prince (Purple rain, 1984)

 

Le prince du funk a manifestement hérité sa garde robe de Claude François. Moulé dans une combinaison rouge pailletée,  Prince – Love Symbol – MegaloMan susurre "Purple rain", un slow aussi entêtant qu'un champ de lavande provençal. Vous avez 20 ans aujourd'hui ? Ne cherchez plus comment vos parents se sont rencontrés. 

9. The Stranglers – Golden brown (La Folie, 1981)

L'ère bénie des 60's touche à sa fin. La faute à cette "Golden brown", l'héroïne des drogues dures, si addictive, si destructrice. 10 ans et quelques plus tard, les punks Stranglers rendent ici un hommage tourbillonnant à l'hôte privilégiée des seringues, tout comme les Stones l'ont fait auparavant avec "Brown sugar".

10. Jack White et la couleur

Le sieur White attache une extrême importance au chiffre 3, largement mis en relief sur la pochette d'"Elephant". Ainsi, depuis le tout début de leur carrière, les White Stripes utilisent uniquement le trio chromique blanc-rouge-noir dans leur artwork et leur habillement. Cependant, "Get behind me Satan", dernier album en date du groupe, amorce un changement radical avec le remarqué "Blue orchid". Lubie passagère ou métamorphose profonde ? L'album des Raconteurs, "Broken boy soldier", fait pencher la balance vers la 2è hypothèse. Retour sur les chansons les plus colorées du fils de Detroit.

a.     The White Stripes - Black math (Elephant, 2003)

b.     The White Stripes -Red rain (Get behind me Satan, 2005)

c.     The White Stripes - White moon (Get behind me Satan, 2005)

Du noir, du rouge, du blanc : un Jack White ancien modèle manie les grosses guitares ("Black math", "Red rain") et le piano blues ("White moon") comme jamais. La mutation est toutefois déjà amorcée.

d.     The White Stripes – Blue orchid (Get behind me Satan, 2005)

e.     The Raconteurs – Blue veins (Broken boy soldier, 2006)

 

 

Plus pop, le roi de la gratte déçoit ses fans avec des morceaux apaisés. Pas de quoi pleurer de dépit toutefois, tant ces titres regorgent d'évidentes qualités.

Super cadeaux :

  • "Behind blue eyes" des Who en live à Toronto en 1982

  • La video de "Golden brown" des Stranglers. Ressemble au début d'un épisode d'Indiana Jones...

  • "Red Rain" des White Stripes au show américain "Late night with Conan O'Brien"

Par Alex la Baronne
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Jeudi 12 octobre 2006

Métro, boulot, dodo. Si cette maxime s'applique à une large majorité, bien des artistes négligent totalement les attraits d'une vie réglée sur les charmes du soleil. La nuit devient alors pour eux un refuge, une source d'inspiration égrenée au fil de fêtes endiablées.


1. Johnny Hallyday – Retiens la nuit (1962)


Un morceau dégoulinant de romantisme comme les aiment nos compatriotes. Touchant de jeunesse, l'homme à la tête de loup susurre cette sérénade au clair de lune. Qui aurait cru ce gamin capable d'une telle carrière ? En 2006, le résultat est là. Suant et ridé, Johnny Hallyday fait vibrer des milliers de fans à travers l'hexagone.


2. Kaiser Chiefs – Saturday night (Employment, 2005)


"Birds of feather and you can be the fat one". Ricky Wilson, chanteur - parolier des Kaiser Chiefs, trouve cette phrase de "Saturday night" franchement stupide. Stephen Street n'est pas de cet avis et accepte de produire le groupe. Après avoir collaboré avec Blur et Morrisey, l'homme fait encore une fois preuve de flair.


3. Whigfield – Saturday night (Whigfield, 1994)


1994. Le livre "Ta mère" se vend comme un petit pain. Les mini tétines envahissent les lacets de chaussure des collégiens. Côté radio, la dance music squatte les ondes. Whigfield, sorte de troll femelle à couettes, nasille sans vergogne son tube synthétique. Elle aurait eu tort de se priver. Di di da da da ?

 

4. Début de soirée – Nuit de folie (Single, 1988)


Une des meilleures erreurs des années 80 avec David et Jonathan. Début de soirée, duo comique en blazer flashy, enflamme les dance floors avec "Nuit de folie", un tube lancinant doté d'un couplet rap du meilleur effet. Cette sympathique litanie fait encore aujourd'hui danser tous vos amis mormons, pour autant que vous en ayez.


5. Smashing Pumpkins – Tonight tonight (Mellon collie and the infinite sadness, 1995)


Le vampirique Billy Corgan se dévoile dans "Tonite tonite", une ode à l'obscure clarté nocturne. Si la voix du chanteur des Smashing Pumpkins ne frappe pas par son côté mélodieux, les titres du groupe n'en demeurent pas moins d'une singulière efficacité.


6. Phil Collins – One more night (No jacket required, 1985)


L'ami Philou a toujours aimé le sirop et la soupe. "One more night", interminable slow aux allures de pensum, le confirme amplement. Malheureusement, les années n'ont pas atténué le phénomène.

 

7. Mercury Rev – Tonite it shows (Deserter's song,1998 )

Une ballade enchanteresse dont le groupe a le secret. Perdu dans un nuage de harpes délicates,  Johnatan Donahue narre un conte aussi fataliste que céleste. Un émerveillement renouvelé à chaque écoute.

 

 8. The Beatles – A hard day's night (A hard day's night, 1964)

 

L'homme rentre du travail, pose ses chaussures dans le coin prévu à cet effet. Epuisé, il retrouve sa femme aimante pour une soirée des plus agréables. Les scènes de vie quotidiennes toucheront toujours au cœur. Les Fab Four l'ont parfaitement démontré durant leur trop brève carrière.

 

9. The Futureheads – Decent days and nights (The Futureheads, 2004)

Sans doute la seule chanson véritablement décente du surestimé quatuor. Leurs insupportables polyphonies mises en sourdine, les Futureheads livrent un titre dansant et sympathique, faisant figure d'exception dans leur premier album éponyme.

 

10. Nirvana – Where did you sleep last night ? (MTV Unplugged in New York, 1994)

Au grand désespoir de Kurt Cobain, Bobonne a encore découché. Notre homme délaissé donne alors libre cours à ses tourments dans une inoubliable complainte acoustique, adaptée d'un titre folk du XIXè siècle. Au final, la réponse importe bien moins que la question.


Super cadeaux :

Par Alex la Baronne
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