Texte Libre

Classe ou Crasse ?

 

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Mardi 16 octobre 2007

John Grisham – L'idéaliste (1995)

Grisham-l-idealiste.jpgQuand Thom a lancé son crossover des blogs, j'ai été bien embêtée. Tout simplement parce que j'oublie le contenu d'un bouquin à peine celui-ci fini, au point de relire mes préférés une bonne dizaine de fois sans m'en lasser. Ainsi, Malevil de Robert Merle me laissa de prime lecture une impression extrêmement positive, mais j'arrêtai de pleurer comme une madeleine à la fin seulement après ma quatrième immersion dans son monde post bombe atomique. Le jour où j'ai décidé de vous parler de L'idéaliste (The Rainmaker en VO), je suis naturellement allée le chercher dans son placard, histoire de me replonger dans les aventures de Rudy Bailor… et je me suis rappelée que si j'aimais tant Rudy Bailor, c'était justement parce nous traînions tous deux le même genre de guigne.

Le placard abritant L'idéaliste était coincé. Complètement coincé. Impossible de tourner la clef dans la serrure. Comme je ne suis pas très bavarde, j'ai hélé mon père et lui ai désigné du doigt cette foutue anti boite de Pandorre. Il a posé L'Equipe pour m'expliquer que la porte était obstruée par un trop grand nombre de livres. Je me suis alors promis de ne jamais enfermer mes disques dans un placard, aussi disposé à s'ouvrir soit-il, et, de retour devant ma bibliothèque, je me suis demandé de quel livre j'allais bien pouvoir parler, puisque l'idéaliste avait été sauvagement coffré par une junte mobilière répressive.

J'ai passé en revue avec un sourire ému la saga d'Henri Troyat, La lumière des justes, me suis rappelé mes larmes à la fin du quatrième volume. Un étage plus bas, Misery de Stephen King siégeait, en français et en allemand, même si je n'ai jamais dépassé la page 50 dans la langue de Goethe. J'ai également effleuré la couverture de l'autobiographie de ma cousine britannique, Bridget Jones, avant de me rendre à l'évidence : je voulais parler de l'Idéaliste et de rien d'autre. Je ne me souvenais plus très bien de l'intrigue, et alors ?

Avant de vendre des livres par pétroliers entiers, John Grisham était avocat. Tous ses héros ou presque exercent la même profession, puisque leur papa écrit des polars judiciaires pleins de lois et de procès fleuves. Pour ces épaisses raisons législatives, les personnages grishamiens ne brillent pas par leur personnalité, et encore moins par leur humanité. Ce ne sont pas des anti-héros, non. C'est encore bien pire…

Ce sont des non-héros. En dehors de leur activité professionnelle, ils n'ont pas de vie, pas de tragiques histoires d'amour, pas d'amis sympas mais un peu paumés, pas de qualités, pas de défauts. Ils n'ont même pas d'humour. Ils traversent leurs intrigues comme des fantômes. Oh, le héros du Couloir de la mort se prend bien une cuite retentissante chez un témoin clef de l'affaire en cours, mais quelle importance ? Il semble défendre son propre grand-père condamné à mort comme s'il s'occupait d'un sac de viande. Quant aux protagonistes de La Firme ou de L'affaire Pélican, ils sont dotés d'un charisme si underground qu'on les oublie sitôt après les avoir connus.

Et puis, il y a Rudy Bailor, le jeune avocat malchanceux de l'Idéaliste, celui qui me ressemble étrangement. A la fois cynique et utopiste. Blasé et optimiste. Las et opiniâtre. Rudy a perdu son père très jeune, sa mère appartient à l'effarante caste des post hippies en caravane. Quand il ne déteste pas ses collègues, il leur voue une indifférence polie. Le petit cabinet d'avocats qui devait l'embaucher s'est finalement désisté. Sa petite amie l'a jeté pour un mec beaucoup plus beau et riche, mais surtout beaucoup plus con, et a même trouvé le moyen de se faire engrosser par ce triste individu. Bref, Rudy Bailor n'est pas un non-héros. C'est un anti-héros dans toute sa splendeur, bourré d'ironie désespérée et rêveusement revanchard.

Un beau jour, dans le cadre d'une consultation organisée dans une maison de retraire, Rudy fait la connaissance d'un vieux couple, les Black. Ces derniers ont un fils, Donny Ray, victime d'une leucémie. Ses jours semblent comptés mais les Black désirent intenter un procès à leur compagnie d'assurance, qui a refusé mordicus de verser la somme nécessaire à une greffe de mœlle salvatrice. Tout en assurant péniblement sa subsistance, Rudy va employer toute son énergie à défendre les Black et faire condamner les assureurs marrons. Cette cause profondément juste deviendra sa raison de vivre et le confortera dans sa basse opinion de l'humanité. Toutefois, quelques rencontres touchantes vont émailler son parcours, comme celle avec un avocat véreux mais décidé à l'aider ou encore cette vieille dame un peu tyrannique qui l'héberge (presque) gracieusement. Et si tout ne se solde pas par un happy end, une petite part de justice et d'humanité triompheront. C'est sans doute pour ces bonnes raisons que L'idéaliste est sans doute le roman de Grisham à lire absolument.    

par Alex la Baronne publié dans : Saines lectures
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Vendredi 29 décembre 2006

Les fêtes de fin d'année ne sont pas exactement le meilleur moment pour attaquer les frères Karamazov, à moins d'aimer lire entre le fromage et le dessert. En revanche, il existe une kyrielle d'ouvrages parfaitement adaptés à ces circonstances pantagruéliques. Pour ma part, il me suffit de choisir un bouquin déjà lu ou un pavé parfaitement idiot… Bref tour d'horizon de mes lectures actuelles.

 

·         Un bon monolithe de Stephen King

 

Le maître de l'horreur fut mon maître à penser durant toute mon adolescence. Du vaisseau maléfique des "Tommyknockers" au clown sadique de "Ca", l'imagination maléfique du King n'a jamais cessé de me fasciner. Néanmoins, j'ai toujours eu un faible pour ses histoires plus "réalistes", comme le glauque thriller "Dolorès Claiborne" ou encore "Un élève doué", où un petit américain standard débusque un criminel de guerre nazi et joue avec lui au chat et à la souris. Mais c'est à mon sens "Misery" qui décroche la timbale pour son huis clos oppressant et sa métaphore de l'écrivain prisonnier de son public. A lire et à relire.

 

·         Un polar complètement idiot

 

Depuis maintenant bien longtemps, Mary Higgins Clark se prend pour la U2 du thriller. Des millions de bouquins fourgués et surtout des intrigues étrangement similaires d'un volume à l'autre ont fait d'elle la reine du suspense. Cela dit, cette gentille grand-mère mérite le respect, car décliner à l'infini une palette de 3 personnages seulement relève des 12 travaux de l'imagination. Un bon bouquin de Mary Higgins Clark implique donc :

 

 

-    une héroïne en début de trentaine, généralement parée de cheveux auburn. Cette jeune femme, charmante au demeurant, est hantée par un passé douloureux toujours vivace. Egalement pétée de pognon, notre demoiselle se languit dans un célibat endurci et doit supporter une vieille mère un peu chiante. Sa vie se voit cependant très vite bouleversée par un meurtre dans son entourage proche.

 

-    un ours des Carpates. Prisonnier d'inhibitions nées d'une grosse déception amoureuse, l'ours des Carpates est généralement un riche et beau garçon dans la fin de trentaine. Malheureusement, son caractère sombre attire généralement tous les soupçons : puisqu'il ne dit jamais rien, c'est forcément lui le coupable.

 

-    Un faux cul. Généralement plus beau, plus riche et plus sympa que l'ours des Carpates, le faux cul s'attire la sympathie de la charmante héroïne, avant de révéler sa vraie nature dans les 10 dernières pages, théâtres d'un retournement de situation inattendu. Presque toujours, notre héroïne tombe dans un piège tendu par le faux cul et ne s'en sort que grâce à l'ours des Carpates, soudain mué en Sauveur. Le tout s'achève avec une belle histoire d'amour naissante.

 

A noter, toutefois : si à la page 10, un personnage est décrit comme "beau, riche et intelligent", vous pouvez passer refermer le livre. Le coupable est tout désigné.

 

Vous l'aurez compris : les livres de Noël s'accordent parfaitement avec la daube de Noël télévisée. C'est fou comme les fêtes peuvent être reposantes.

par Alex la Baronne publié dans : Saines lectures
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Lundi 6 novembre 2006

On connaît le NME. Aussi excessif que versatile, le célèbre hebdomadaire britannique prend un malin plaisir à brûler ce qu'il a adoré, d'Oasis à Radiohead. Seuls quelques groupes mythiques ont su s'éviter les foudres de journalistes payés pour vendre un des seuls tabloïds rocks au monde. Les Libertines appartiennent à cette caste privilégiée.

Quand il rencontre pour la première fois le duo infernal Pete Doherty-Carl Barât, Anthony Thornton, journaliste au NME depuis 1998, n'en croit pas ses yeux. Devant lui, les 2 jeunes gens donnent un concert pour une cinquantaine d'admirateurs assez chanceux pour avoir cru à un post sur le site du groupe annonçant un concert dans leur appartement. L'initiative étonne et détonne en ces temps sombres où le nu metal de Limp Bizkit écrase la concurrence. Immédiatement, l'auteur perçoit la portée réelle d'un tandem assez génial pour innover musicalement tout en restant singulièrement proche de son public. Après avoir séduit les magnats du label Rough Trade, les Libertines atterrissent du jour au lendemain en couverture du NME. Ils auront pourtant mis 6 ans à se faire remarquer.

Magnifiquement illustré par les clichés de Roger Sargent, le photographe officiel du groupe, cet ouvrage de 300 pages passe bien vite sur les années de galère du groupe pour se consacrer à la trajectoire fulgurante des lads d'Albion. En quelque sorte, The Libertines bound together est la bible de tout bon fan du groupe, tant Anthony Thornton s'emploie à camoufler les travers stupéfiants d'un Pete Doherty déifié et même comparé à Saint Sébastien. Avec un tel concert de louanges, pas étonnant que ce dernier ait adoubé le journaliste, le trouvant même "meilleur que Lester Bangs". Carl Barât, décrit dans le livre de Pete Welsh, Kids in the riot, comme un véritable salopard paranoïaque et toxicomane retrouve ici le rôle du Sauveur, prêt à tout pour aider son âme damnée Doherty. Disséminés dans un récit lyrique, les témoignages de proches expriment une admiration sans borne pour la synergie de 2 talents exceptionnels, portés par un amour et une complémentarité étonnants.  Toutefois deux voix dissonantes s'élèvent dans ce panégyrique trop beau pour être honnête : celles de la section rythmique du groupe, les pauvres John Hassal et Gary Powell. Bassiste de talent, le premier exprime franchement (et brièvement) sa rancune devant l'interdiction de chanter et de composer qui le musela au sein des Libertines, tandis que le second tance vertement Pete Doherty. Peu diplomate, le fiancé de Kate Moss a en effet multiplié les déclarations diffamatoires à l'encontre des 2 pièces rapportées de la formation, accusées de troubler son intimité avec Barât. Ces quelques protestations sont néanmoins étouffées par la verve de Thornton, qui analyse finement les meilleures chansons du groupe, de "What a waster" à "Can't stand me now". En bon expert médiatique, l'auteur consacre également de nombreux paragraphes à la surprenante proximité de Doherty avec ses fans, notamment grâce au site internet du groupe, où celui-ci posta de nombreux messages. Invitations à des concerts dans les célèbres Albion rooms, anecdotes piquantes, confidences sur sa relation tumultueuse avec Carl, l'enfant terrible du rock donna énormément de sa personne à ses admirateurs. Un fait touchant jusque là inédit dans l'histoire du rock, pourtant riche en excentricités.

Malheureusement, tout a une fin. De façon plutôt édulcorée, l'auteur narre la descente aux enfers d'un Doherty incapable de suivre un programme de désintoxication. Malgré le soutien de Carl Barât, qui lui pardonna un cambriolage et ses absences répétées, le clash irrémédiable survint fin 2004. "The Libertines" restera le second album du groupe. Autant pour consoler le lecteur que lui-même, l'auteur invoque un groupe mythifié par sa brieveté, fauché avant un déclin fatal. Un troisième album n'aurait pas été de trop, toutefois.

 

Chroniques apparentées sur ce blog :

The Libertines – Up the bracket

The Libertines – The Libertines

Babyshambles – Down in Albion

Dirty Pretty Things – Waterloo to anywhere

Pete Welsh – Kids in the riot : high and low with the Libertines

par Alex la Baronne publié dans : Saines lectures
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Jeudi 21 septembre 2006

Titre original: A year in the merde

 

 

Paul West est un winner. 27 ans, beau gosse, ce britannique ambitieux débarque à Paris la tête farcie de rêves. Embauché par l'entreprise française Viandiffusion, il a un objectif bien précis : ouvrir et développer une chaîne de salons de thé dans la plus pure tradition anglaise. Ses illusions ne survivront pas à la rencontre de ses collègues. Bernard le morse, Marc le confédéré, Stéphanie la rombière, tous ont en commun une formidable incompétence matinée d'une paresse indéfectible. Entre 2 dérapages sur des fientes canines, notre pauvre rejeton d'Albion se consacre également à son hobby favori, l'étude de la faune féminine locale. Là encore, la réussite n'est pas au rendez-vous. Méprises éthyliques, différences inconciliables, mantes religieuses, ses histoires d'amour se finissent invariablement mal. Mais d'autres ennuis plus sérieux l'attendent encore…

 

Journaliste britannique exilé depuis 10 ans en France, Stephen Clarke caricature les travers hexagonaux avec l'humour pince sans rire inhérent à sa nationalité. Les comparaisons hilarantes se succèdent, les conversations anglophones rendent pleinement la puissance désopilante d'un accent français ridiculisé. Partagé entre fou rire et gêne, le lecteur retrouve des parisiens arrogants à souhait, des secrétaires acariâtres, des garçons de café acariâtres (mais diaboliquement efficaces), des éboueurs en grève, des pharmaciens en grève, une RATP en grève… sans parler d'une administration oiseuse source de bien des vicissitudes. Biaisés à l'extrême, les personnages se disputent à coup de préjugés et l'auteur ne perd jamais une occasion de défendre sa mère patrie. Non la gastronomie anglaise n'est pas une zone minée, non les anglais ne soutiennent pas tous aveuglément les USA, contrairement aux croyances populaires d'une masse française toujours prompte à se perdre en verbiages politisés. Lucide, Stephen Clarke parvient à éviter l'écueil du pamphlet réducteur grâce à une autodérision salutaire. Car son héros n'est rien d'autre que le croisement douteux entre David Beckham et Hugh Grant. Intéressé, parfois franchement rustre, Paul West incarne une Angleterre oscillant entre repli insulaire et course au profit démesurée. Rien à voir avec le gentleman espéré par ses conquêtes.  Si les anglo-saxons ont abandonné leurs casques à pointes depuis le IXè siècle, leur rudesse perdure sous un vernis guindé.

 

  Originalement conçu comme un guide de survie à l'usage de britanniques perdus chez les fromages qui puent, "God save la France " rencontra un énorme succès, né du bouche à oreille.  Bien qu'achevé dans une longuette magouille socio-politique comme seuls nos élus savent en pondre, ce best-seller reflète parfaitement le fossé séparant les froggies des rosbifs. Les 20 km du Channel paraissent soudain bien longs.

 

par Alex la Baronne publié dans : Saines lectures
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 18 septembre 2006

           "Ne vous approchez surtout pas de Parva". Leeds vient d'élire ses nouvelles brebis galeuses. Impitoyablement, la ville s'acharne sur ce groupe garage miteux, auquel une maison de disque a fait miroiter un contrat pour finalement se rétracter l'avant-veille de sa signature. Ils sont 5. 5 émules ratés des Strokes, 5 garçons cantonnés aux jobs de seconde zone. Las des moqueries concernant leur "putain de vie", le quintette entame une remise en question salutaire et enterre sans regret Parva, cygne noir tombé sous les coups de becs. Place aux Kaiser Chiefs, dont le nom rend hommage à une équipe de football sud-africaine. Leur dépréciation sera leur force. N'ayant rien à perdre, le groupe ressuscite Blur et sa britpop pétillante, non sans se départir d'un humour encore trop rare dans le rock. La success story démarre enfin.

 

Totalement sous le charme, Seamus Craic brosse un portrait attachant de ces purs produits de l'Angleterre minière, à la fois naïfs et retors. Car si les Kaiser Chiefs ne partent jamais en tournée sans leurs peluches, leur vision de l'industrie musicale laisse entrevoir le cynisme revanchard d'un groupe méprisé trop longtemps.  Mené par le funambule psychique Ricky Wilson, souvent à la limite de la rupture durant des concerts d'une explosivité sidérante, le quintette séduira le Royaume-Uni tout entier et se permettra même de sauver d'un échec complet le show américain du live 8. Une myriade de photos illustre le parcours de ces trublions atypiques, à 10 000 lieues de la sophistication ambiante. Le lecteur y découvre des jeunes gens modestes, amusants et terriblement humains, comme le prouvent les angoisses d'un leader invariablement malade de trouille avant des prestations pleines d'une confiance refoulée. "Employment", 1er album aux allures de conte quotidien hilarant, constitue le tremplin idéal à ces performances inoubliables avec ses textes candides loués par le producteur Stephen Street, connu pour ses collaborations passées avec Blur. Un passage de témoin maintes fois évoqué dans cet ouvrage où l'auteur décrypte admirativement les paroles des plus grands tubes des Chiefs, d' "I predict a riot" au fabuleux "Oh my God", que le NME envisagea d'élire deux semaines de suite "chanson de la semaine". Ce succès phénoménal – 1 000 000 d'albums vendus – engendre  évidemment bien des grincements de dents. Accusés d'avoir honteusement profité de leur passage au live 8 pour se faire connaître, le groupe devient également la cible de ses pairs. Arctic Monkeys, The Kooks et bien entendu Liam la vipère, tous auront un mot dur contre les Chiefs, une formation soi-disant "sans âme". Indifférents à ces critiques injustifiées, ces derniers ne cessent de louer les autres groupes du moment et apprécient sans arrière pensée leur bonheur tout neuf. Parfois trop emphatique pour être honnête, Seamus Craic défend ses protégés avec un acharnement proche de la mauvaise foi, démolissant par principe tous leur rivaux, Franz Ferdinand en tête.  Décrit comme de froids poseurs surfaits, les 4 écossais ont toutefois la chance de voir leur leader Alex Kapranos cité en quatrième de couverture pour avoir décrit les Kaiser Chiefs comme des "génies". Un compliment que les 5 garçons de Leeds ne manqueront pas d'apprécier à sa juste valeur.

Sincère, souvent amusante, cette biographie succincte retrace fidèlement le parcours d'un groupe encore trop méconnu en France. L'enthousiasme de Seamus Craic pourrait bien d'avérer contagieux.

Autre chronique concernant les Kaiser Chiefs sur ce blog :

Super cadeau :

par Alex la Baronne publié dans : Saines lectures
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Livres sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus