Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Pour avoir accès au Graal des titres diffusés, il vous suffit de cliquer sur "play music" (les croches vertes) puis de séléctionner le titre souhaité...
Petit jeu très sympa trouvé chez Arbobo, qui le tenait d'Ama-L. On trouve également quelques
forfaits du genre chez Ska. J'ai pour ma part choisi d'associer l'idyllique innocence de Martine à la crétinerie sans fond des
Ramones, grâce au Martine Cover Generator. A vous de participer !
"Au moins, quand tu écoutes de la musique, tu n'en parles pas !" C'est aussi simple que ça : pour
museler un bon nerd, il suffit de lui caler dans les oreilles son disque préféré… Petit tour d'horizon de la mélomaniaquerie.
1. Vous trouvez parfois des grains de riz fichés dans le clavier de votre
ordinateur
Vous déjeunez chez MySpace et dînez avec Youtube, sans trop vous soucier des dommages collatéraux.
D'ailleurs, votre pauvre bête à puces est aussi pourrie de l'intérieur que de l'extérieur : son disque dur sature sous les vidéos et autres bootlegs allègrement
récupérés deci - delà. Qu'importe, vous possédez toutes les faces B de vos groupes favoris.
Tiens, à propos de faces B : "Into the White" des Pixies, en live à la Brixton Academy en
1991.
2. Vous faites des blind tests partout et même tout seul
Que ce soit devant la TV ou au cinéma, vous ne ratez jamais une occasion de vous tester. Parfois, vous enfouissez même
votre tête dans vos mains moites à la recherche d'un titre, avant de bramer la bonne réponse en levant triomphalement les bras de soulagement. Bien souvent, le sens réel du message filmé vous
échappe complètement mais cela vous importe peu : il s'agissait effectivement d'Art Brut sur cette bande annonce pour Jour de Foot.
3. Une chanson se savoure de la première à la dernière note.
Pour vous, couper une chanson avant la fin mérite au bas mot un froncement de sourcils outré. Ne parlons même pas de ces
crétins d'animateurs radio qui jacassent à n'en plus finir pendant l'intro de "Seven Nation Army". Qu'on les bâillonne ou qu'on les vire. La radio s'en porterait peut être mieux.
4. Vous êtes un fan obsessionnel d'une période bien précise, dont la durée excède
rarement 5 ans
Vous en connaissez tous les groupes, tous les producteurs, toutes les égéries. Vous confondez
également E-Bay avec un brocanteur et y laissez une bonne partie de votre paye pour un bon vieux vinyle quasiment introuvable. Dommage, vous l'auriez pourtant dégotté
à 1€ dans un vide grenier. Cette passion chronologiquement ciblée vous fait également perdre tout sens commun, au point de radoter des histoires incompréhensibles pour tout non initié.
D'ailleurs, même les initiés en ont perdu leur latin quand vous leur avez expliqué que Bloc Party était le Kajagoogoo du XXIè siècle.
"Too shy" de Kajagoogoo et "Hunting for witches" de Bloc Party pour méditer là-dessus…
5. Bien peu de disques trouvent grâce à vos yeux
Vous êtes même affreusement blasé. Avec vos 160 Go de MP3 et votre millier de disques, vous peinez à distinguer le bon du mauvais et seul
l'exceptionnel surnage. Chaque nouveauté est pour vous l'occasion d'étaler votre culture musicale grâce à une pelletée de références plus ou moins obscures, avant de conclure par un "Déjà entendu
vingt fois" aux allures de guillotine.
6. Il vous est déjà arrivé de vous battre ou d'insulter quelqu'un à propos d'un
disque
Pourtant partisan acharné de la joute calme et argumentée, il vous est déjà arrivé de perdre votre sang-froid devant la mauvaise
foi insubmersible de votre interlocuteur. Ne parlons même pas de toutes ces logorrhées crétines reposant sur la notoriété d'un artiste ou sur votre capacité à l'égaler. Bref, il est des jours où
votre âme ressemble à de la soude caustique stockée dans un flacon de Chanel n°5.
7. Vous avez des avis très tranchés sur tout
Qu'on se le dise, vous n'appartenez pas à la caste bétaillère des auditeurs moyens. En bon fan
conquis ou en ennemi irréductible, vous exprimez votre opinion avec passion, sans jamais vous soucier du politiquement correct. Cette absence totale de concession vous rend tour à tour attachant
et exaspérant, mais ne laisse jamais indifférent.
8. Vous n'aimez pas trop la presse écrite
Trop molle et consensuelle à votre goût. Pourtant, on retrouve de vieux numéros cornés de Rock & Folk partout chez vous : en tas
instables à côté des toilettes, au fond du panier à linge sale, dans le frigo. En fait, Rock & Folk s'apparente pour vous à une bonne dose de méthadone : il remplace comme il peut internet et
vos blogs favoris.
9. Votre collection de disques est la catharsis de vos angoisses
cachées
Vous avez failli dégommer à la batte l'agité de service qui a semé le chaos dans le rangement alphabétique de votre
discothèque. Vous avez peur de partir en vacances des fois qu'une souris vous sous loue votre appart. Et s'il y avait le feu, vous partiriez avec le double blanc des Beatles sous le bras, en
laissant périr tous les albums photos de votre enfance chérie.
10. Vous êtes parfois un peu déconnecté de la réalité
C'est qui ce gros bleu tout barbu qui court avec une calebasse sur une pelouse ? Et puis, marre de tout ces gens qui se plaignent de
l'omniprésence de Sarkozy dans les médias : vous ne l'y avez vu qu'une seule fois en trois mois.
"M'enfin, c'est culte ça !". Même les arguments creux laissent parfois coi. Alors, culte ou pas
culte ? 10 signes qui ne trompent pas et qui devraient vous éviter quelques gaffes en société "initiée"…
La réputation du groupe culte croît avec les ans
Qu'il ait végété toute sa carrière dans un injuste anonymat ou tutoyé les sommets de la gloire, le
groupe culte voit sa légende se construire année après année, génération après génération. Ses titres ne vieillissent pas et il échappe à la ringardise avec une grâce quasi féline. Il n'y a guère
que les morveux de moins de 14 ans pour taxer un groupe culte de "has been".
Des histoires bizarres circulent sur le groupe culte
Sans nécessairement s'être créé une imagerie obscure, le groupe culte bénéficie d'une aura mystérieuse, née de la passion déraisonnée de quelques fans. Chaque chanson est prétexte à un dépiautage
en règle, avec une interprétation pas toujours des plus pertinentes. Quant aux membres du groupe culte, ils ont souvent rencontré Bouddha ou le comte de St Germain dans une lamaserie
tibétaine.
Exemple :la mort accidentelle de Paul Mc Carteney, les messages subliminaux planqués dans "Stairway to heaven", les messages codés
de Radiohead…
Environ 100000 personnes ont assisté au premier concert du groupe
culte
A croire que d'illustres inconnus ont rempli le Stade de France les doigts dans le nez. Car
évidemment, la découverte flatte toujours ses auteurs, quitte à broder un peu. Et comme la crédibilité augmente proportionnellement à l'écoulement du temps…
Exemple :Arcade Fire ("No Cars Go" aux Eurockéennes 2007)
Le groupe culte a inventé quelque chose
Pas évident de dire toujours précisément quoi. Cependant, il y a toujours un avant et un après groupe culte. Cette rupture permet à plein de gens snobs de se la péter lors d'un
dîner mondain en qualifiant le groupe culte de "séminal".
Exemple: "Ah, le Velvet Underground… Séminal et vénéneux à la fois.", "les Pixies sont vraiment les parrains de la scène
grunge".
Le groupe culte a inspiré des groupes… moins cultes
Voir même des groupes dits "de merde". Attention, toutefois. Certains groupes "moins cultes" savent
admirablement jouer de leurs influences, ce qui les rend à la fois attachants et oubliables.
Exemple: The Cure et Indochine. Les plus vachards associeront Joy Division et The Cure.
Un groupe tout pourri a massacré un tube culte
A écrire de trop bonnes chansons, on fait des envieux. Triste constat : tout le monde ne peut pas combiner talent et ambition. Alors, là où certains créent, d'autres
détournent, en y ajoutant une touche personnelle dispensable.
Les tubes cultes échouent souvent dans des endroits peu
fréquentables.
En générique de fin d'un bon nanar, en illustration sonore d'aisselles voltigeant sous la protection
d'un déodorant efficace 48 heures… Les tubes cultes subissent d'odieux détournements. A se demander parfois à quoi servent leurs auteurs.
Exemples: "I'm not like everybody else" des Kinks version IBM, "Revolution" des Beatles pour Orange…
Le groupe culte a un petit nom
Les fans du groupe culte forment un clan bercé par leurs idoles. Au point de souvent les affubler d'un petit nom tendre. Sinon, ça serait comme partager tous les moments forts de sa vie avec
quelqu'un en continuant à le vouvoyer et l'appeler par son nom de famille.
Exemples :le Floyd, le Moz, le Velvet, les Fab Four…
Elimination des opposants
L'irréprochable réputation musicale des groupes cultes entraîne une censure quasi dictatoriale. Des
moyens particulièrement retors permettent un discrédit rapide des quelques rares opposants : mépris amusé, agressivité creuse, haussement d'épaule las. En bref, faire passer le contradicteur pour
un con évite la remise en question et le débat constructif.
Exemples :"De toute façon, t'as des goûts de merde", "A te voir, on se doute bien que tu comprends rien au Floyd", "Retourne écouter
Linkin Park et laisse les grands parler", "Bowie a su évoluer, lui".
Une histoire tragique permet d'accéder à la postérité.
A voir comment certains lisent leur journal, on se dit que la nécrologie devrait figurer en une. Alors, rien de tel qu'une bonne tragédie pour booster la légende, indépendamment d'une
discographie géniale. Dommage que les principaux intéressés ne puissent pas toujours profiter de leur œuvre.
Exemples :Brian Jones, Keith Moon, Syd Barrett, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain, Jeff Buckley…
Vous me connaissez : dès qu'un questionnaire circule sur la blogosphère, je me sens obligée d'y
répondre. Alors, après mxmm et Thom, je vais vous en apprendre 7 belles sur mon compte.
Agitation
Mes mains sont douées d'une vie propre qui échappe totalement à mon contrôle. Elles font rebondir des
balles caoutchoutées dans tous les sens, démontent et remontent des gadgets sans mon consentement. Mais le pire, c'est quand elles arrachent mon collier pour le projeter comme un nunchaku, au
risque d'éborgner mes voisins outrés. Je ne compte plus le nombre de doudous que j'ai allègrement massacrés de mes griffes.
Baballe
Mon admiration pour Roger Federer atteint des proportions pathologiques. Je ne peux plus regarder ses matchs sans frôler l'infarctus. Tout naturellement, je
n'apprécie guère Rafael Nadal, qui me semble destiné à une cible marketing moins… haut de gamme. D'ailleurs, à chaque fois que Roger perd contre ce dernier, je boude. Pas trop longtemps,
heureusement.
Blondeur
Un beau jour, je cheminais sur une plage avec un (ancien) ami bien-pensant. Entraîné par une diatribe politiquement correcte, celui-ci manqua fouler
une galette de goudron.
-Attention, lui lançai-je, l'Erika veut ta peau.
-L'Erika, ce n'est rien à côté de l'Exxon Valdez…
Je choisis ce moment pour poser la question la plus conne de mon existence.
-C'est qui, Lexxon Valdez ?
Je lus l'ineptie de mon interrogation dans son regard et me rappelai les côtes alaskiennes.
Cynisme
A l'âge où les autres enfants vénéraient Walt Disney, mon film préféré était… Tatie Danielle. Je l'ai
revu récemment et ai ri très jaune. Cette vieille est vraiment ignoble.
Honte
Après une journée de travail, j'éprouve le besoin de me vider le disque dur. Cela prend 22 minutes.
Juste le temps d'un épisode de "Plus belle la vie".
People (Humour noir)
J'ai de gros problèmes de nécrologie. Dimanche dernier, j'ai appris avec effarement le décès du mime Marceau, moi qui le croyais mort depuis bien 50 ans. Et ne parlons
même pas de ce jour funeste où j'ai failli me brouiller à mort avec un ami qui m'affirmait que Sim nous avais quittés depuis perpète. Impossible, ai-je répliqué, je l'ai vu à la TV il y a
peu.
Boris the Tenia
J'ai beau être taillée comme une allumette, j'ai tout le temps faim. Quelques amis en ont déduit que
j'abritais un ver solitaire, aussitôt baptisé Boris. Boris est immédiatement devenu très populaire, au point d'être souvent invité à manger. Cela m'arrange bien : je n'aime pas
cuisiner.
Note : pour ceux qui croient que Boris est une araignée : The Who – Boris the
Spider
OK, il y avait un gros piège avec Pete Doherty. Mais la première fois que
j'ai vu Serge Pizzorno, il était saoul en couverture du NME. Ca mérite bien une version acoustique de "Me plus one".
OK, j'ai poussé le vice jusqu'à enlever la fin de l'expression. Il s'agissait de sous Arctic Monkey
bigarrés. Golden skans en live pour me rattraper.
Un truc aussi génial que crétin – Kaiser Chiefs (G-5).
Ils ne brillent pas par leur complexité mais "Everyday I love you less and less" n'en reste pas
moins jubilatoire. Et cette vidéo pleine de ploucs n'est pas pour me déplaire…
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