Texte Libre

Classe ou Crasse ?

 

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Nullités crasses

Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 09:46

Note album : 4,5/10

Le festival de Cannes. Chaque année, vous admirez avec un zeste de fascination malsaine ses orgies, ses nombreuses célébrités, ses films injustement ravalés au rang de faire-valoir… Et bien, préparez votre porte-monnaie, car Bloc Party vous propose avec "Silent Alarm" une fidèle bande-son de l'arrivée en hélicoptère des plus grandes stars présentes chaque année. Sans aucune doute, la grosse sauterelle mécanique est le 5è membre du groupe, grâce au chanteur et guitariste Kele Okereke, auteur de ce bon gros riff lancinant présent partout dans l'album ("Luno", "Price of gasoline"). En outre, se greffe sur cette instrumentation répétitive un phrasé très saccadé. Vous en viendrez presque à accuser votre petit neveu d'avoir rayé le disque de tonton en jouant avec ses clefs.

La maison de disques du quatuor mérite cependant un grand bravo pour son astucieuse stratégie marketing doublée d'une grande lucidité. Chaque seconde de bon est connue de tous, des singles "Banquet" et "Helicopter" à la fabuleuse introduction de "The pioneer", entendue dans une publicité bien connue. Par ailleurs, surfant sur la vague de l'énorme succès de "Silent Alarm", un jumeau remixé fera patienter les plus mordus jusqu'à la sortie du nouvel opus, prévue en Août prochain. On peut légitimement en espérer mieux.

Classe : "Banquet"

Crasse : "Positive tension"

Super cadeau :

Par Alex la Baronne - Publié dans : Nullités crasses
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 13:44

Note album : 4/10

Gorillaz, c'est comme la paire de lunettes de soleil "mouche" échouée au fond de votre armoire : furieusement tendance quelques mois jusqu'à ce que vous mesuriez réellement l'horreur de la chose. Cependant, on ne peut s'empêcher d'admirer l'originalité du concept de "band dessiné" lui valant son formidable succès. Mais que dire de Damon Albarn, qui se sent investi de la mission de ramener dans le droit chemin le cadet des Windsor avec le pontifiant "Dirty Harry" ? Rien, sinon qu'il devrait peut-être se taire. Et arrêter de se prendre pour un parangon de vertu une fois la trentaine bien sonnée. Car "Demon days" présente la particularité de taper sur les nerfs, avec ses expérimentations malheureuses saupoudrées d’un zeste d’égocentrisme. Heureusement, conscient de la rapide déchéance de Gorillaz, le sieur Albarn a décidé de revenir à ses vieilles amours. La reformation de Blur, privé de son guitariste Graham Coxon auteur d'une prometteuse carrière solo, devrait intervenir courant 2007 avec toutes les interrogations qu'elle suscite.

Ceci dit, cet opus recèle quelques trésors ("Feel good inc", "Dare") capables de vous rappeler avec nostalgie vos jeunes années, quand vous montrerez dans 30 ans les personnages glauques de la jaquette à vos fils ingrats. Attendez vous à entendre "vieux schnoque".

Classe : "Dare"

Crasse : "O green world"

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  • La vidéo de "Dare". Fait inédit, un humanidé apparait dans le clip... 
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Vendredi 7 juillet 2006 5 07 /07 /2006 14:54

Note album : 2/10

Ne cédez pas à la panique et renvoyez ce prêtre exorciste à ses rituels abscons. Un loup-garou n’a pas pris possession de votre chaîne stéréo dernier cri, contrairement à ce que les feulements rauques de Richard Archer auraient pu laisser présager. Cependant, les 4 compères de Hard-Fi ne comptent pas disparaître après la pleine lune, et c’est bien là le problème.

     Des chœurs navrants de platitude de « Cash Machine » à l’IVG (interruption volontaire de geignements) exigée par le malheureux auditeur de l’insupportable « Hard to beat », Hard-Fi a osé nous pondre ce que même Matthew Bellamy, pourtant jamais avare de perles languissantes et dissonantes, n’avait jamais osé : un innommable bordel, un foutage de gueule qui redore le blason de tous les autres groupes indie du moment. En bref, un disque à offrir à tous les prétendant(es) dont vous voudriez vous débarrasser.

Classe : j’ai beau être positive, j’ai mal... 

Crasse : le reste

Super cadeau :

  • le vrai cadeau, c'est de ne pas vous en faire...
Par Alex la Baronne - Publié dans : Nullités crasses
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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /2006 09:53

Note album : 3/10

Jamais la perfide Albion n’aura autant mérité son surnom. Après la vache folle et les pantalons à carreaux, les britanniques nous exportent leur nouvelle bouse pop avec un je ne sais quoi de jubilation sadique. Préparez vos boules quiès, éteignez votre radio et prenez le premier aller simple pour Wallis et Futuna : Keane est de retour, après 2 ans et demi d’un silence apaisant.

Attention, néanmoins. Un tel groupe, véritable version bien pensante de Coldplay (c’est dire…), se devait d’évoluer avec la témérité proche de la prise de risque qui les caractérise si bien. Grâce à leur premier opus, l’édifiant "Hope and fears", le trio mollasson s’efforçait sans réussite de nous prouver qu’un bon groupe de pop pouvait se passer de guitare. Seulement, voila. Il fallait bien innover, et surtout meubler le vide musical poussé résultant de cette absence. C’est pourquoi, avec "Under the iron sea", nos amis anglais tentent en vain de reproduire synthétiquement le son tant aimé de la gratte manquante, avec une virtuosité qui rappelle celle de votre petit cousin pré-pubère et passionné d’informatique. Pourquoi alors ne pas faire preuve d’humilité et empoigner l’instrument délaissé histoire de se racheter une réputation de groupe qui dépote grave, à l’instar de Bloc Party,  les rois du riff haché de chez Charal ? Nul ne le sait. Toujours est-il que le trois anglais, emmenés par le poupon Tom Chaplin dont les couinements vous rappellent qu’il faut sortir le chat de toute urgence avant qu’il ne dégueule sur le couvre-lit en pilou de mémé, préfère se targuer d’une démarche artistique à faire pâlir d’envie Richard Clayderman. « Nous aimons expérimenter de nouveaux sons » expliquent-t-ils avec les mines concernées des artistes rebelles qui s’engagent dans les voies inexplorables des sentiers battus.

 Ca tombe bien. Nous aussi. En écoutant autre chose.

Classe : "Is it any wonder "

Crasse : le reste…

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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /2006 13:39

Note album : 4.5/10

Vous souvenez-vous de votre ex meilleure amie Anne-So, avec qui vous enchaîniez les pyjamas parties jusqu'à sa rencontre avec Jean-Matthieu ? Assurément, car  elle vous avait aussitôt abandonnée comme un vieux clébard au bord de l'A9. Une cuisante défection dont vous venez  tout juste de vous remettre. Et bien, "Absolution" de Muse risque de rappeler cette traitresse à votre bon plaisir, tant la volonté mercantile du trio  a affecté sa musique. Encore une belle amitié de finie.

Certes, la voix enchanteresse de Matthew Bellamy réserve toujours de belles surprises ("Ruled by secrecy", "Dying thoughts of an atheist", "Hysteria"), mais souvent quelque chose cloche avec ce groupe qui en vient à s'autocaricaturer  dans sa quête de reconnaissance. A n'en pas douter, si le Viet-Cong avait eu en sa possession le bruyant "Apocalypse please", celle-ci aurait été évitée. Cette surinstrumentation confinant à la mégalomanie se retrouve également dans "Stockholm syndrome" et "Falling away with you", où les solos grandiloquents de guitare et de piano alternent. Que Matthew Bellamy maîtrise très bien ces deux instruments est un fait avéré. Mais il a déjà prouvé avec "Showbiz" et "Origin of symmetry" qu'il savait beaucoup mieux s'en servir.

Classe : "Endlessly"

Crasse : "Apocalypse please"

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  • "Hysteria" en live à Glastonbury en 2004. La grosse guitare est de sortie...

Par Alex la Baronne - Publié dans : Nullités crasses
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