Un p'tit coin de paradis...

Publié le par Alex la Baronne

Les querelles de clocher résultent en des discussions aussi futiles que distrayantes. Souvent prompt à défendre ses origines, l'humain de base se plait à louer son bled natal, ceci au mépris d'une objectivité stérile. Certains patelins ne remercieront jamais assez l'enfant prodigue du pays, parti vanter à la face du monde les vertus d'un home sweet home parfois détesté mais toujours regretté. D'autres artistes, incapables de partir, rêvent d'horizons lointains… Quant aux plus cyniques, ils n'hésitent pas à mordre la main originelle…

 

  1. The Clash – London Calling (London Calling, 1979)

 

Une grosse claque dans la gueule, rien de moins. Le Clash se paye en effet le luxe de dénoncer les dangers du nucléaire avec un titre allusion à la seconde guerre mondiale. Tout simplement visionnaire.

 

 

  1. Editors – Munich (The Back Room, 2005)

 

Les généticiens de la pop commettent parfois des erreurs patentées. Editors, sorte d'hybride d'Interpol et de Coldplay, l'illustre magnifiquement. Pratiquement insignifiant, leur premier album s'oublie à la FNAC comme un burger au Quick. D'ailleurs, nul besoin de l'écouter en entier (l'album, pas le burger) puisque "Munich", le 2è titre, est pratiquement le seul à valoir le coup.

 

  1. Katerine – Louxor, j'adore (Robots après tout, 2006)

 

Trop con ou trop fun, c'est selon. Katerine ne laisse pas indifférent. Torse poil, le boa en plumes virevoltant, l'olibrius déboule au Louxor, bar populaire, et se permet de couper le son. Le lynchage sera évité de justesse et notre homme se saoulera au comptoir, histoire de chanter un "Je vous emmerde" hilarant de réalisme.

 

  1. Mickey 3D – La France a peur (Live à St Etienne, 2004)

 

Attention, artiste engagé en vue. Courageux mais pas téméraires, les Mickey 3D osent ce que seuls Doc Gyneco et Johnny n'avaient pas osé : critiquer le petit Nicolas. Mieux, Jean-Pierre Pernaud se retrouve avec ce titre vilipendé, cloué au pilori en compagnie des chèvres de Notre Dame du Pé (Sarthe). Aux dernières nouvelles, Mickaël Furnon bosserait sur une dénonciation des crimes chiraquiens. Ah merde, les Sinsemilia l'ont précédé.

 

  1. Renaud – Hexagone (Amoureux de Paname, 1975)

 

La chanson engagée est un luxe que Renaud pouvait se permettre. Remonté comme une horloge, le jeune titi se paye la tête de ses con-citoyens avec "Hexagone", une critique au vitriol des mœurs françaises. 30 ans après, le titre n'a rien perdu de sa verve, surtout au vu de certaines masses bêlantes.

 

  1. Manu Chao – Welcome to Tijuana (Clandestino, 1998)

 

Ah, si j'avais le portefeuille de Manu Chao… Il faut bien l'admettre, "Clandestino", son album alter-mondialiste, se vend à peu près comme un jogging Nike. Néanmoins, la galette s'écoute très bien en voiture et donne l'impression aux hispanophones débutants de parfaitement maîtriser la langue de Cervantès. "Welcome to Tijuana, tequila, sexo, marijuana". Hablo español perfectamente.

 

  1. Stone et Charden – Made in Normandie (Single, 1973)

 

Sacrés GIs. La clope au bec et l'air insouciant, les p'tits gars du nouveau monde auront marqué l'imaginaire français. Stone et Charden n'auront eu aucun mal à ressusciter le mythe, en ces temps de variété champagne. Que celui qui n'a jamais chanté ce refrain me jette la première vache.

 

  1. Death Cab for Cutie – Marching bands of Manhattan (Plans, 2006)

 

1986 ? Ah non, pardon, 2006. Il y avait pourtant de quoi se méprendre. Avec leurs synthés vieillots et leurs mélodies légères, les Death Cab for Cutie semble tout droit importés de la décennie walkman. Pas désagréable, mais un peu lassant à la longue.

 

  1. The Rakes – Strasbourg (Capture/Release, 2005)

 

Les britanniques se foutent majoritairement de l'Europe, c'est bien connu. En guise d'exception, les Rakes proposent "Strasbourg", un hymne déchaîné à l'Union, les réminiscences du mur de Berlin en bonus. Vivement le second album.

 

 

  1. The Arcade Fire – Haïti (Funeral, 2004)

 

La grande classe, tout simplement. Régine Chassagne, la chanteuse de The Arcade Fire, évoque son île aimée sur une mélodie à la fois sucrée et nostalgique. Rien à ajouter.

 

Publié dans Chansons à thème

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Alex la Baronne 28/01/2007 19:20

D'accord ! Merci pour l'info, je vais tenter de me renseigner plus amplement !

klak 28/01/2007 19:04

euh alex je ne sais pas de quoi parlent les chansons sur varsovie. peut être aussi la 2eme guerre mondiale. le chanteur de joy division avait une fascination pas tres saine sur ce conflit

Alex la Baronne 22/01/2007 16:03

Pour Renaud, il vit les affres d'une longue carrière... Par contre, ce que je ne m'explique pas, c'est qu'avant, il était discret et ne se lançait pas dans des opérations prolmotions forcenées comme aujourd'hui.Par contre, me voici rassurée de voir que les supporters de foot nantais ont bien évolué ! Remarque, dans les écoles d'ingénieurs, les chants patriotiques ne volent pas bien haut non plus !

Fab de l An Mil 22/01/2007 15:08

Ska -> oui, j'ai bien l'impression qu'en vieillissant, Renaud sombre de plus en plus dans la facilité. Ceci dit, personnellement, je préfère un texte plein de bonnes intentions à un texte sans intention du tout (cf Vincent Delerm, par exemple).
Alex -> quand j'étais petit, j'allais parfois avec mon pépé voir les matchs à la Beaujoire (stade de Nantes), et dans les tribunes j'entendais plutôt des chants genre "Je baise les grenouilles, j'encule les crapauds, qui me sucent les couilles le soir au bord de l'eau. Lala lala lala-lala lala lala-lala..."Comme quoi, tu vois que ça évolue dans le bon sens le niveau culturel des supporters de foot   ;-)

Alex la Baronne 22/01/2007 14:53

Et bé, les supporteurs du FC Nantes sont de sacrés paroliers :-) !