La daube de Noël

Publié le par Alex la Baronne

Tous les ans à Noël, je rentre chez mes parents avec un programme bien précis : en faire le moins possible, surtout intellectuellement. Par chance, l'ambiance hivernale et les programmes TV sont là pour m'aider. En effet, le réveillon, tout comme les vacances d'été, donne l'occasion aux chaînes hertziennes d'exhumer les pires rogatons cinématographiques des 50 dernières années. Largement de quoi faire passer n'importe quel cerveau dans un état de veille ouatée, en particulier après l'ingestion d'un bloc de foie gras. Alors, que celui qui n'a jamais passé un après-midi devant une bonne daube de Noël me jette la première guirlande. Généralement, ces films ou téléfilms se divisent en 3 catégories principales.

 

 

·         Le bon gros vaudeville à la française

 

 

Louis de Funès est votre idole ? Profitez des vacances de Noël pour compléter votre intégrale de son œuvre grâce à votre bon vieux magnétoscope. Au programme également : les inoubliables tribulations de Pierre Richard dans "la chèvre", Coluche en poulet fermier dans "l'inspecteur Labavure" ou même Jacques Villeret sans prénom dans "le dîner de cons".

 

Si comme moi, vous n'avez aucune mémoire, vous adorerez les bons gros vaudevilles à la française : vous ne verrez que des films inédits durant vos vacances. Des films vachement marrants en plus.

 

 

·         Le péplum bien chiant

 

 

D'une durée minimale de 3h21, le péplum bien chiant plonge tout spectateur avachi dans un état larvaire pas toujours réversible. Il faut dire qu'il y a de quoi : dans un décor en papier mâché par 5000 figurants, des acteurs solennels, bronzés et lents du bulbe débitent à la scie des textes aussi grandioses que lénifiants. Pour les plus opiniâtres, le péplum bien chiant a également 2 cousins proches, le western aride et le film biblique tourné en durée réelle. Venir à bout d'un combo "10 commandements" - "Ben Hur" sans s'assoupir a été réalisé pour la première fois en 1996, dans le cadre du Téléthon.

 

 

·         La connerie à l'américaine

 

 

Autant le dire tout de suite, j'adore les conneries à l'américaine. Généralement, un môme pourvu d'une famille niaise à la mâchoire carrée se retrouve embrigadé dans des aventures aussi burlesques qu'une tarte à la crème dans votre faciès. Entre une glissade incontrôlée et les facéties d'un clébard primesautier, ces pauvres gens hurlent, trépignent et mangent de la dinde. Et à la fin, tout s'arrange sous le sapin, comme dans "Maman, j'ai râté l'avion" ou "Beethoven". A ne savourer qu'une seule fois par an.

 

 

Après demain, Alex la Baronne vous parlera de ses lectures de Noël… A suivre, donc.

 

Publié dans Chansons à thème

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Alex la Baronne 28/12/2006 17:53

Oui, qu'il dégage !!! Arg !!!

Tireboulette 28/12/2006 16:04

Au fait : Fuck Fantomas !

Alex la Baronne 27/12/2006 19:48

Oh oui, mince, le film de cape et d'épée !!! Très distrayant, en tout cas ! Et il y a toujours une histoire d'amour avec une mystérieuse chatelaine portant un collier en diamants...

Guic' the old 27/12/2006 15:14

Et n'oublions pas la variante du peplum que constitue le film de cape et d'épée (francais, à l'exception des 45 adaptations de Robin des Bois) ou le film historique moyenageux genre Jeanne d'Arc. Et bien sur toute adaptation d'Alexandre Dumas est acceptée de même.

mxmm 27/12/2006 15:10

Ca fait quelques temps que je ne regarde plus la télé mais il y a un truc qui passait souvent entre Noël et Nouvel an et ce sont les dessins animés d'Astérix.Bonnes vacances !A+