The Kooks, La Laiterie, Stasbourg, Samedi 18 Novembre 2006

Publié le par Alex la Baronne

mxmm (et Serge Pizzorno également, mais je préfère citer mxmm car il vient sur mon blog) m'avait prévenue : il parait que les Kooks, c'est de la musique de nanas. Arrivée à la Laiterie, j'éprouve pleinement la signification de cette déclaration. De toute évidence, les greluches sont de sortie. Brunes, blondes, en bustier, en robes criardes, la frange longue, les talons aiguilles affûtés à la meuleuse, une kyrielle d'adolescentes chauffées aux hormones attend  les Kooks dans l'hystérie la plus totale. Cette ambiance de folie profite à Superdog, qui assure la première partie des minots londoniens. Peu avantagé par des problèmes de son récurrents, le quartet alsacien entame son set de manière plutôt poussive, avant de bien se ressaisir pour une seconde moitié de show plus dynamique. Dans un concert quasi identique à celui de sa première partie de Franz Ferdinand, le groupe livre une pop anglophone plutôt agréable, mais dépourvue de véritable tube. Toujours "Young and rich" (c'est écrit sur son polo), le leader tente quelques plaisanteries, malheureusement brouillées par son micro. Dommage.

Alex Turner Arctic Monkeys) , Luke Pritchard (Th Kooks) : même combat

La brève entracte passée, les Kooks paraissent dans des lumières tourbillonnantes. Hurlement strident de la foule. D'un air blasé, le chanteur Luke Pritchard entame la ballade "Seaside" à l'unisson d'un public qui en connaît les moindres paroles. De mon côté, la curiosité prédomine. Car les Kooks ne sont ni plus ni moins que les Arctic Monkeys de la pop et, amusante coïncidence, les leaders des 2 groupes se ressemblent étonnamment, autant d'un point de vue physique que vocal. Jeune, introvertie, la formation semble encore se demander comment "Inside in/Inside out", son premier album, a pu se vendre à quelques 1000000 exemplaires en à peine 10 mois. Un peu surprise par tant d'engouement pour ce disque plutôt lisse, j'observe les conséquences d'un passage radio fréquent et d'une apparition à Taratata. Sous les hurlements et les slams frénétiques de quelques égarés, manifestement persuadés d'assister à un concert des Deftones, les Kooks égrènent  leurs gentilles bluettes – dont le tubesque "Ooh la" - avec candeur, devant des vigiles bien affairés. Malgré son allures de mannequin du Musée Grevin, le poupin guitariste Hugh Harris insuffle un son garage impeccable et dynamique, malheureusement absent du premier opus du groupe (tiens, il faudra d'ailleurs que je vous en parle).  Cette caution plus rude ne masque pas un sentiment de professionnalisation dommageable à l'esprit des 4 larrons, déjà bien froids pour leur vingtaine débutante. Par chance, les mélodies tiennent la route ("Sofa song", "Naive"), accrochent l'oreille et donnent même envie de danser aux quadras britanniques situés juste devant moi, qui invectivent leurs compatriotes musiciens à grands coups de "Fuck !". Dans une hilarité croissante, j'assiste au rappel, où Luke Pritchard viendra seul chanter 2 ballades (dont "Jackie big tits") avant un "Eddie's gun" où le groupe conclura avec brio un concert parfaitement maîtrisé.

Fuis moi et je te suis. Nonobstant leur manque de charisme scénique, les Kooks ont su séduire un public dynamique et chaleureux à souhait grâce à leurs jolis titres bien soignés. Souhaitons au groupe de prendre un peu de plomb rageur dans l'aile.

Publié dans Journal d'une groupie

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Alex la Baronne 07/09/2008 22:11

Pour quelqu'un qui "n'a pas de préjugés", je trouve que tu es bien sûre de toi concernant ce que j'aime et ce que je n'aime pas. On mettra aussi sur le comte de ton assurance déplacée le fait que selon toi, je n'aime pas les Arctic Monkeys. Il suffit d'aller voir les chroniques que j'ai réalisées de leurs albums et d'un concert auquel j'ai assisté pour se rentre compte du contraire.Alors, je suis peut-être quelqu'un "qui écoute de la musique en ne me fiant qu'au préjugés", il n'empêche que, contrairement à certaines, je suis capable de ne pas tirer de conclusions hâtives en lisant un texte sans le comprendre, car ce concert des Kooks, je l'avais bel et bien apprécié.

Justine 15/05/2008 18:49

Déjà , Les arctic monkeys et les Kooks ne se ressemble pas ! Mais pas du tout ni sur le point physique et encore moins sur le point musical , tu n'as surement pas écouter les musiques , tu dois faire partie de ces gens qui n'écoute pas les musiques mais , qui ne se fit qu'aux préjugés . ( Les Arctic Monkeys sont surement mieux mais les Kooks ne sont pas si "merdique" que ca )Et juste comme ca , si tu aimes tant que ca les musiques dites "garage" qui n'ont pas de mélodie tu peux toujours aller écouter la douce mélodie des travaux publics , c'est la même chose .

Alex la Baronne 25/03/2007 15:35

Ce ne sont pas les mêmes, c'est sûr... Mais ils nasillent sévèrement tous les 2 :-) !

Isabelle 24/03/2007 22:26

je suis daccord avec ce que tu dis sur les Kooks à part le lien avec les Arctic Monkeys :
je trouve que Alex Turner et Luke ne se ressemblent pas du tout physiquement mais alors vraiment je vois aucune ressemblance et pareil pour la voix : ils ont tous les 2 une voix spéciale mais Alex à une voix un peu erraillée comme s'il avait un truc dans la gorge et Luke à une voix grave enfin je trouve pas qu'elles se ressemblent .
 
 

Alex la Baronne 30/11/2006 15:09

Coucou Chtif,Bon retour parmi nous et merci pour la vidéo qui est vraiment sympa ! Ils ont vraiment eu une bonne idée sur ce coup là.