Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Classe ou Crasse soit avec vous,
Alex la Baronne
| Express Yourself LIVE |
Retrouvez
Pour avoir accès au Graal des titres diffusés, il vous suffit de cliquer sur "play music" (les croches vertes) puis de séléctionner le titre souhaité...
Chroniques rock'n'roll d'une Baronne
Note album : 4,5/10
Vos Vans à damiers peuvent se réjouir. Confinées depuis 20 ans dans un placard, les voici à nouveau au goût du jour. La faute aux Dead 60's, une formation ska fortement inspirée par Madness et consorts. Cette surprenante orientation musicale s'accompagne en outre d'un déni prononcé des origines du groupe. En effet, ces 4 liverpooliens désirent par-dessus tout se démarquer des Beatles, encore prononcée d'un nom choisi en cheminant sur Penny Lane illustre bien une certaine overdose de légendaire. Plus curieux encore, ce premier album éponyme sortit aux USA avant d'être réalisé en Angleterre. Tout un symbole, même si la version américaine du disque contient un système anti-piratage relevant justement du hacking, au point de limiter le succès du groupe outre-atlantique. Fort magnanimes, les Dead 60's révisèrent leur stratégie marketing et permirent aux chanceux européens d'écouter un disque vierge de tout programme espion. Ce protectionnisme exacerbé n'incite pas à l'indulgence, à l'heure où le P2P constitue un excellent moyen de découvrir pléthore d'excellents groupes, dont les Dead 60's ne font assurément pas partie.
Décliné en 2 versions fort différentes de part et d'autre de l'Atlantique, cet opus se révèle plus que moyen, excepté l'introductif "Riot radio" et son riff plein d'un peps imparable. Quelques autres bons moments, notamment l'instrumental "Soul survivor" et un "Ghostfaced killer" très semblable à "One step beyond" de Madness, viennent meubler un gloubiboulga puk-ska-reggae visant à péniblement remplir 35 minutes d'un disque poussif et globalement dispensable. Comparés aux Clash par quelques journalistes peu inspirés, les Dead 60's semblent au contraire peu inspirés et se perdent dans des chansons répétitives ("Red light", "Train to nowhere") et bien vite lassantes. A ce tarif là, mieux vaut écouter Madness pour se payer une bonne tranche de rigolade devant leur look exceptionnel, que leurs faibles successeurs n'ont même pas la convenance d'arborer.
Classe : "Riot radio"
Crasse : "We get low"
Votre avis...