Mission Baïkonour

Publié le par Alex la Baronne

L'homme a beaucoup en commun avec la pie. Il bavasse et aime tout ce qui brille. Tout naturellement, les lointaines et inaccessibles étoiles l'attirent, le fascinent. Aujourd'hui, Classe ou Crasse vous propose un petit tour en navette spatiale et fournit même la musique. A vos casques !

 

1.      Blur – The universal (The great escape, 1996)

 

Autant l'avouer. La première fois que j'ai vu ce clip, j'avais 14 ans. Et je n'y ai strictement rien compris. Maquillé d'un œil, Damon Albarn me faisait peur, je trouvais sa chanson pourrie. Depuis, "The universal" est devenu un de mes titres préférés des 4 londoniens. Sans doute parce qu'il annonce un des multiples changements d'une carrière exemplaire en novations.

 

2.      The Beatles – Lucy in the sky with diamonds (Sergent Pepper's lonely hearts club band, 1967)

 

"LSD" victime de la rumeur. Souvent accusée de faire référence au diéthylamide de l'acide lysergique (déformation professionnelle), ce titre évoque en réalité la légende d'un dessin de Julian Lennon*. Plutôt inspiré le gamin. 7 ans plus tard, le squelette d'une femme éthiopienne d'un certain âge reçut en hommage le prénom psychédélique. Les Beatles entraient une fois de plus dans l'histoire grâce à cette chanson magnifique.

                                                                                                                     

* Mais j'ai déjà parlé de tout cela, non ? Je radote…

 

3.      Simply Red – Stars (Stars, 1991)

 

Funestes années synthétiques. Virée de son piédestal, traitée comme une has been, la pauvre guitare se coltine les tâches les plus ingrates. Au menu, solos sirupeux et arrangements douteux. "Stars", c'est un peu tout ça à la fois. Cette ballade interminable n'a qu'un seul mérite : nous avoir fait découvrir l'une des crinières les plus improbables de tout les temps. Depuis, Simply Red – Mick Hucknall a fait table rase du succès et de sa tignasse.

 

4.      The Cranberries – Stars (Stars : The best of 1992 – 2002, 2002)

 

La rébellion ne dure pas. L'époque de l'enragé "Zombie", cri de désespoir contre l'interminable conflit entre l'Eire et l'Ulster, est depuis longtemps révolue. Considérablement lissés par la patine du temps, Dolores O'Riordan et sa bande livrent sur leur best of l'inédit "Stars", un titre plutôt mignon.

 

5.      Moby – We are all made of stars (18, 2004)

 

L'idole des pubs excelle dans tous les domaines. Ainsi, l'informaticien macrobio donne également des leçons de chimie. Car nous sommes bel et bien issus de la poussière d'étoile, même si le résultat final laisse souvent un peu à désirer. Débat philosophique mis à part, ce titre reste l'un des plus rocks de Moby et se laisse écouter sans déplaisir.

 

 

6.      Muse – Starlight (Black holes and revelations, 2006)

 

OK, mea culpa. J'ai peut-être été un peu dure avec ce titre dans ma chronique concernant "Black holes and revelations". En réalité, "Starlight" se chante très bien sous la douche, où l'acoustique si particulière permet des imitations saisissantes de Matthew Bellamy.

 

7.      Indochine – J'ai demandé à la lune (Paradize, 2002)

 

C'est bien connu, le showbiz français est une grande famille avec ses traîtrises, ses secrets et heureusement ses beaux moments de solidarité. Soucieux d'aider ses potes d'Indoch alors à la traîne, Michael Furnon fait appel à ses instincts puérils et compose pour eux "J'ai demandé à la lune". Un titre fait sur mesure, parfait pour relancer les faux jeunots.

 

8.      Mike Oldfield – Moonlight shadow (Crises, 1983)

 

Accompagné de la chanteuse Maggie Reilly, le compositeur folk signe une ballade pop synonyme d'un revirement très fréquent dans les années 80. On se laisse néanmoins vite charmer par cet air enchanteur.

 


9.      Noir Désir – A ton étoile (666.667 Club, 1997)

 

Alors sur la pente ascendante, le groupe de Bertrand Cantat ne le laisse pas griser. "A ton étoile" évoque sans concessions une société d'une noirceur effrayante. Tout au long de sa brillante carrière, Noir Désir va multiplier les appels du pied à une jeunesse désorientée, au point de devenir le symbole de toute une génération.

 

10.  REM – Man on the moon (Automatic for the people, 1992)

 

Ecrite en hommage à l'humoriste Andy Kaufman, "Man on the moon" illustre à la perfection les qualités majeures du quartet d'Atlanta. Poignante, harmonieuse, cette chanson reste l'un des achèvements majeurs d'un groupe inoubliable.

Publié dans Chansons à thème

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Alex la Baronne 01/12/2006 12:34

Je file voir ça tout de suite !

Athalide 01/12/2006 12:29

Ah! Rock et dieu ou dieu du rock ? Rock et  satanisme  ?Sur les rapports entre rock et satanisme http://kultura.over-blog.com/article-4573180.html

Systool 04/11/2006 11:30

:-D

Alex la Baronne 02/11/2006 08:45

Thom : Un volume 2 ? Ro pffff :-) ! SysTool : oui, je trouvais ce clip vraiment effrayant dans ma jeunesse !Chtif : Ah, je sens que Thom va apprécier cette délicate attention !

Chtif 01/11/2006 22:51

ah oui, Thom ne peut pas saquer Queen !J'ai envie d'en parler un peu aussi à la maison, juste pour le taquiner !