Wolfmother - Wolfmother (2006)

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 8,5/10

Les 60's ne sont pas tout. Alors que pléthore de groupes actuels revendiquent haut et fort leur amour des Beatles, le loup solitaire Wolfmother se démarque de la meute avec ses feulements endurcis. Emmené par le chamanique Andrew Stockdale, guitariste pourvu d'une touffe afro à faire baver Michael Jackson, le trio australien ressuscite le heavy rock seventies avec une conviction défiant les lois du marketing. Improvisations démentes, gilets en peau de mouton, poses extatiques, cette formation rafraîchissante renvoie l'image d'une jeunesse dorée à Robert Plant ou Ozzy Osbourne. Et dire que nos louveteaux faisaient encore leurs canines en 1979…

Après un premier EP sorti en 2004, la fée célébrité ne tarda pas à se pencher sur le berceau du gang de Sydney. Dave Sardy, ex-producteur d'Oasis et Marilyn Manson, collabora à ce premier opus bourré de références prestigieuses.  Reste à savoir jusqu'où peut aller l'hommage. Certes, une copie ne rivalisera jamais avec l'original, il n'empêche. "Wolfmother" libère brillamment un flot de guitares lourdes teinté d'un psychédélisme cher à un certain flamant rose. Ces tributs insistants à Led Zeppelin et Pink Floyd s'accompagnent de textes féeriques, garants d'originalité et de crédibilité. Transporté dans des paysages scintillants peuplés par des créatures fantastiques ("Colossal" et "Tales from the forest of gnomes"), on se prend même à rêver d'un retour au naturel, pourquoi pas dans une ferme perdue dans le bush australien. Parfois live ("Love train"), cet  album privilégie par-dessus tout un son authentique, très lo-fi, tout droit sorti de délires inopinés parfaitement exécutés ("White unicorn"). Malgré quelques écueils galvaudés – "Woman" et ses textes dignes d'une bande son d'Austin Powers -,  ces 12 titres reflètent un amour passionnel du solo, une rugosité aujourd'hui trop souvent absente des charts. Les  superbes "Where eagles have been" et "Mind's eye", tous deux débutés dans une douceur trompeuse, mettent brillamment en avant la voix haut perchée d'Andrew Stockdale, dont les cris d'encouragement ajoutent encore à la ferveur du groupe ("Dimension"). Lors d'une dernière piste plus audacieuse, l'évasif "Vagabond", apporte un supplément d'âme propice à la divagation et termine ce disque sur une note on ne peut plus positive.

Propulsés au rang de star en moins d'un an, les jeunes Wolfmother possèdent la touche d'insouciance nécessaire à la spontanéité d'airs vu et revus. On leur souhaite de la conserver.

 

Classe : "Where eagles have been"

Crasse : "Woman"

Publié dans Pop rock classe

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Alex la Baronne 30/10/2006 15:11

Ah oui... Ce disque commence à être "vieux" :-) ! Il me semble qu'il est sorti en Avril quelque chose comme ça. Enfin, en général, je me laisse tenter par un album uniquement après avoir entendu de nombreux avis le concernant !

Fab de l An Mil 30/10/2006 15:08

Moi, comme Chtif : A force d'en entendre parler, faudra bien y passer...
Mais ça fait plus de 3 mois que c'est sorti, ça, non?

Alex la Baronne 30/10/2006 08:46

Oui c'est assez bizarre car au niveau du son, c'est vraiment très très proche ! C'est marrant en tout cas, j'aime bien.

Systool 28/10/2006 14:02

C'est marrant ce revival style "Black Sabbath-Led Zep"... je kiffe assez!SysTooL

klak 27/10/2006 20:17

un grosse claque !!! j'adore. pas près de le lacher celui là !!!