Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Classe ou Crasse soit avec vous,
Alex la Baronne
| Express Yourself LIVE |
Retrouvez
Pour avoir accès au Graal des titres diffusés, il vous suffit de cliquer sur "play music" (les croches vertes) puis de séléctionner le titre souhaité...
Chroniques rock'n'roll d'une Baronne
Note album : 8,5/10
Les 60's ne sont pas tout. Alors que pléthore de groupes actuels revendiquent haut et fort leur amour des Beatles, le loup solitaire Wolfmother se démarque de la meute avec ses feulements endurcis. Emmené par le chamanique Andrew Stockdale, guitariste pourvu d'une touffe afro à faire baver Michael Jackson, le trio australien ressuscite le heavy rock seventies avec une conviction défiant les lois du marketing. Improvisations démentes, gilets en peau de mouton, poses extatiques, cette formation rafraîchissante renvoie l'image d'une jeunesse dorée à Robert Plant ou Ozzy Osbourne. Et dire que nos louveteaux faisaient encore leurs canines en 1979…
Après un premier EP sorti en 2004, la fée célébrité ne tarda pas à se pencher sur le berceau du gang de Sydney. Dave Sardy, ex-producteur d'Oasis et Marilyn Manson, collabora à ce premier opus bourré de références prestigieuses. Reste à savoir jusqu'où peut aller l'hommage. Certes, une copie ne rivalisera jamais avec l'original, il n'empêche. "Wolfmother" libère brillamment un flot de guitares lourdes teinté d'un psychédélisme cher à un certain flamant rose. Ces tributs insistants à Led Zeppelin et Pink Floyd s'accompagnent de textes féeriques, garants d'originalité et de crédibilité. Transporté dans des paysages scintillants peuplés par des créatures fantastiques ("Colossal" et "Tales from the forest of gnomes"), on se prend même à rêver d'un retour au naturel, pourquoi pas dans une ferme perdue dans le bush australien. Parfois live ("Love train"), cet album privilégie par-dessus tout un son authentique, très lo-fi, tout droit sorti de délires inopinés parfaitement exécutés ("White unicorn"). Malgré quelques écueils galvaudés – "Woman" et ses textes dignes d'une bande son d'Austin Powers -, ces 12 titres reflètent un amour passionnel du solo, une rugosité aujourd'hui trop souvent absente des charts. Les superbes "Where eagles have been" et "Mind's eye", tous deux débutés dans une douceur trompeuse, mettent brillamment en avant la voix haut perchée d'Andrew Stockdale, dont les cris d'encouragement ajoutent encore à la ferveur du groupe ("Dimension"). Lors d'une dernière piste plus audacieuse, l'évasif "Vagabond", apporte un supplément d'âme propice à la divagation et termine ce disque sur une note on ne peut plus positive.
Propulsés au rang de star en moins d'un an, les jeunes Wolfmother possèdent la touche d'insouciance nécessaire à la spontanéité d'airs vu et revus. On leur souhaite de la conserver.
Classe : "Where eagles have been"
Crasse : "Woman"
Moi, comme Chtif : A force d'en entendre parler, faudra bien y passer...
Mais ça fait plus de 3 mois que c'est sorti, ça, non?