The White Stripes - De Stijl (2000)

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 9,5/10

 

J'ai déjà beaucoup parlé des White Stripes. Je vous ai ainsi narré l'obscure histoire de Jack White, né John Gillis dans une famille nombreuse de Détroit. J'ai évoqué les liens mystérieux l'unissant à Meg, sa jolie batteuse poupine. Vous connaissez également sa fascination pour l'enfance, son amour du chiffre 3, matérialisé dans son oeuvre par les trinités blanc-rouge-noir et guitare-batterie-chant. Le plus fidèlement possible, je me suis efforcée de résumer la carrière du duo mythique, de la rage brute du premier album éponyme à l'aventure extra – conjugale du sieur White avec les Raconteurs. Une carrière longue de 7 ans, parsemée d'étincelles rock garage, d'un blues étonnamment authentique, et aujourd'hui  suspendue à l'aube d'un revirement pop plutôt mal accepté.

Alors, que dire de plus ? Comment évoquer le 2è album de la paire du Midwest sans radoter comme une vieille commère ?

 "Mon album préféré des White Stripes est De Stijl". Ah, c'est sûr, le fan lambda de "Seven nation army" ne s'en remet pas. Il m'accuse de snobisme. Dans un sens, il n'a pas tort. Car j'avoue prendre un plaisir fou à distiller cette simple phrase dans une conversation pseudo - intellectuelle. Au moins, je suis sincère dans mon paraître. Car "De Stijl" reste à mon sens l'album le plus abouti des White Stripes, la quintessence même du rock garage et du blues poignant. Bien sûr, je ne dénigre aucunement "Elephant", le disque de la consécration. Mais je lui préfère encore cette galette au nom imprononçable, qui a atteint intuitivement un équilibre parfait du sarcastique "You're pretty good looking for a girl" à la pétillante country de "Your southern can is mine". Entre ces 2 titres, les attaques rageuses pleines de solos ébouriffants ("Little bird", "Jumble, jumble") succèdent à quelques saisissantes ballades folks, notamment lors des splendides "Apple blossom" et "Truth doesn't make a noise". Porté par l'imagination fertile de Jack White, cet opus réserve également quelque jolies surprises décalées, notamment durant "Let's build a home", débuté par une conversation entre le chanteur encore enfant et sa mère, ou encore avec le déchaîné "Hello operator", un appel téléphonique pour le moins inhabituel. Ces quelques excentricités font de "De Stijl" un disque pourvu d'une personnalité propre, qui ne laisse rien au hasard tout en exhibant une sincérité vierge de toute atteinte commerciale. Gerry Rietveld, le designer néerlandais instigateur du mouvement artistique De Stijl, aurait pu recevoir pire dédicace.
 

Classe : "Truth doesn't make a noise"

Crasse : ?


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Publié dans Pop rock classe

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Alex la Baronne 30/10/2006 08:45

C'est bon Alf, parfait pour la phonétique, je vais devenir une vraie pro du flamand !

alf 29/10/2006 23:17

C'est donc une référence à Mondrian j'imagine le titre... Donc en flamand on prononce "de stéy-le" ou "de stai-ile" si vous voyez ce que je veux dire ;-)...
sinon j'aime aussi bcp ce garçon et sa soeur... euh, sa femme... euh son ex? euh... on s'en fout en fait, du moment qu'elle reste aux futs et lui à la guitare

Thom 28/10/2006 12:41

Ca dépend, si on est plusieurs centaines à signer...:-)

Alex la Baronne 27/10/2006 13:13

Ah oui ça serait beau une lettre collective ! Ils seraient flattés (indifférents...)

Thom 27/10/2006 12:11

Non.
Cela dit j'aurais tout à fait été capable de leur écrire.
De même qu'ils ne m'auraient sans doute pas répondu...
Mais si tu veux on peut leur écrire une lettre collective :
"Dear Jack & Meg..."