The Futureheads - The Futureheads

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 3,5/10

Attention, travaux. Achevé en Octobre 2004, ce chantier éponyme aurait mérité quelques mois de maturation supplémentaire. Cependant, le concept initial se révèle plutôt séduisant. 4 garçons plutôt choupinets et bien mis jouent un indie rock sucré plein de chœurs enthousiastes. Vous pensez à Franz Ferdinand ? Aux Kaiser Chiefs qui auraient oublié leur claviériste sur une aire d’autoroute ? Remisez vite vos illusions au vestiaire car cette fois la mayonnaise ne prend pas. La faute à un incontestable manque de discernement illustré par d’exaspérants canons ("Danger of the water", "The city is here for you to use"). Ces fatigantes polyphonies, jusque là heureusement réservées aux bergers corses, se retrouvent en effet tout au long de ces 15 titres. 40 minutes pendant lesquelles vous maudirez les 3 blancs becs occupés à obstinément couvrir la voix du chanteur principal. En outre, caser 5 couplets, 3 refrains, 2 variations différentes et un solo de guitare ("He knows", "A to B", etc…) dans des titres d’à peine 2 minutes 30 n’incite pas à la mémorisation immédiate. Les fragments se suivent ici sans la moindre cohérence, sans même un air digne d'attention.

Certes, un indice flagrant avait annoncé cette débâcle. Las de stagner dans un anonymat peu gratifiant, les Futureheads se sont faits connaître grâce à leur version du tube de Kate Bush, "Hounds of love". Vecteur imparable de succès, la reprise n’en demeure pas moins souvent un exercice creux, surtout lorsqu’elle s’accompagne de visées commerciales. Par la suite, le groupe s'attira durablement la sympathie du public en rééditant son ludique single "Decent days and nights", seul titre énergique et structuré au sein de cette interminable réverbération sonore suffisant à détraquer le sonar d’un dauphin.  Après quelques écoutes indulgentes et patientes, les initiaux "Le garage" et "Robot" se laissent également entendre, mais ne masquent toutefois pas l’essoufflement quasi immédiat et la vacuité de ce disque, qui finit dans un fatras doublé de textes ineptes ("First day","Man ray").  Avis aux plus téméraires* : "News and tributes", le successeur, se trouve déjà dans les bacs. Boules quies vendues séparément.

Classe : "Decent days and nights"

Crasse : "Man ray"

* Dont je fais partie, ah ah !

Super cadeau :

Publié dans Nullités crasses

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Alex la Baronne 05/09/2007 09:26

Juste ou pas, je sais pas, tout ce que je sais, c'est que j'ai eu envie d'appuyer sur Stop à chaque fois que je mettais ce disque en route. Je trouve vraiment que les mélodies manquent d'immédiateté, exceptée celle de "Decent days and nights"... Mais prendre la défense des Futureheads est courageux :-) !

alexandre 04/09/2007 19:32

pas très juste vis à vis de ce groupetu parles de morceaux trop tarabiscotés , je trouve que ça passe plutot bien, alors que je repproche exactement la même chose à leurs collègues de Maximo Parkenfin je trouve certaines de leurs chansons excellentes, aera ou a to b par exemple

Alex la baronne 03/08/2006 14:32

Je ne te le fais pas dire :-) !

mxmm 03/08/2006 14:24

Mmmmmmmmmhhhhhhhhhh.

Alex la baronne 03/08/2006 12:42

Oui légèrement immonde on peut le dire... De plus, j'ai une belle édition limitée et ladite pochette se trouve dans un carton repésentant exactement la même chose... sur un fond rose.