Coldplay - Parachutes

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 6,5/10

La décadence talonne parfois la grandeur. "Parachutes", première et seule réussite de Coldplay jusqu'ici, sonne déjà le glas de leur bref essor musical. A l'aube des années 2000, la vague pop suicidaire aura en effet fortement avantagé ce groupe, assez chanceux pour se trouver au bon endroit au bon moment, même si le destin manqua leur jouer un tour bien pendable…

1996. Chris Martin hante les couloirs d'une faculté londonienne. Conscient du potentiel physique qui lui permettra plus tard de séduire la belle Gwyneth Paltrow, il souhaite former Pectoralz, un boys band pareil à *NSYNC. Un fou rire vous surprend ? Rien de plus normal, car imaginer la future icône politiquement correcte moulée dans une chemise en soie rose a quelque chose d'irrésistiblement loufoque. Heureusement, une fois les quatre larrons finaux réunis, Justin Timberlake et ses ridicules frisottis ont disparu belle lurette, emportés par la déferlante underground d' "OK Computer". La formation décide alors de s'engouffrer dans la brèche ouverte par Radiohead et fonde Starfish. Tim Rice-Oxley, qui 3 trois ans plus tard pondra une resucée édulcorée de Coldplay avec son groupe Keane, trouve le nom trop triste (!) et leur suggère "jeu froid". Après plusieurs EP confidentiels et une dispute mémorable – vous avez bien failli ne jamais entendre parler d'eux -, "Parachutes" sort en Novembre 1999. Leur maison de disques pense évacuer 40 000 copies. Il s'en vendra 1 600 000 au Royaume-Uni.

Entrecoupé de passages aussi ennuyeux qu'un brainstorming en suédois, tel le soporifique enchaînement "Sparks"-"Spies", ce 1er opus reste le plus sincère du groupe, le seul à parfois refléter une certaine émotion, sans toutefois se risquer à des variations inattendues. Un piano propre accompagne une voix lisse pour un couplet formaté, avant le refrain prévisible calé sur une batterie métronomique soutenue par des guitares branchées au minimum volumique syndical. Malgré ce cadre strict, le tourbillonnant "Shiver" transporte dans un univers mélancolique proche de "Creep" avec l'évocation d'un amour brûlant non partagé. Cette tristesse, véritable "Coldplay touch", se retrouve également sur les jolis singles "Yellow" et "Trouble", symboles d'une jeune génération rêveusement engagée pour un monde meilleur. D'ailleurs, tout n'est pas perdu : après le larmoyant "We never change", "Everything's not lost" et son intense final closent élégamment ce disque sur une note d'espoir bienvenue. De quoi hurler à la publicité mensongère au vu des albums suivants.

Classe : "Everything’s not lost"

Crasse : "Spies"

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Super cadeau :

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Tireboulette 25/02/2007 12:02

C'est ben vrrai, maintenant que j'ai l'occas' d'en entendre à nouveau, c'est chiant à mourir en fait... qu'il avale un xanax et qu'il aille se coucher le dépressif !

Thom 21/09/2006 12:15

Oh bah de rien, c'est normal...
(d'ailleurs ça remarche, je vais aller lire la critique du Strokes)

Alex la Baronne 20/09/2006 23:13

Arg ???!!! Non ce n'est pas normal :-) ! Etrange, il me semblait avoir testé les liens pourtant... J'ai dû avoir une absence ! Merci de me l'avoir fait remarquer !

Thom 20/09/2006 22:58

Juste pour dire que dans tes super bonus, quand on clique sur la pochette du Strokes on arrive quand même sur la chronique de Coldplay...est-ce bien normal ? :-)

Alex la baronne 31/07/2006 16:05

Je ne suis pas fan du genre non plus... J'ai commis l'erreur d'acheter leur dernier album et on ne m'y reprendra plus ! Toujours la même chose, en encore plus ennuyeux...