Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
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Alex la Baronne
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Chroniques rock'n'roll d'une Baronne
Note album : 10/10
1 000 000 de disques vendus au Royaume-Uni. Le nombre a de quoi laisser pantois car rien ne prédestinait les 5 ex-chômeurs de Leeds à une si belle réussite. Outre-manche, comme toujours à l'arrivée d'un nouveau phénomène, les commentaires désobligeants se mirent à fuser si bien que bon nombre d'oreilles françaises boycottèrent les Kaiser Chiefs, prématurément estampillés Franz Ferdinand du pauvre.
Et pourtant, passer à côté d' "Employment" reviendrait à oublier de manger la pêche d'une pêche melba. Très vite, l'imparable simplicité de cet album fait mouche, grâce à des hymnes rafraîchissants dénués de toute suffisance. Une injection de la meilleure brit pop au plus profond des veines. Dès les premières mesures, le corrosif "Everyday I love you less and less" annonce la couleur avec son introduction au synthé qui vous rappellera vos meilleurs moments en compagnie de Super Mario Bros. Ce brillant début n'augure que du bon : viennent ensuite pêle-mêle "I predict a riot", "Modern way", "Time honoured tradition", "Caroline, yes", sans oublier bien évidemment "Oh my God", le meilleur de cette pléthore de tubes. Une succession de chœurs, des textes légers, enfin des chansons que l’on peut fredonner à tue tête quand l'autoradio de la R19 tombe en rade. N'en jetez plus. Les superlatifs commencent à manquer. Certes, ce premier album du groupe connaît aussi quelques temps morts, notamment avec le faiblard "Na na na na naa", mais cela ne l'empêche nullement d'avoir tout d'un grand.
Côté scène, Ricky Wilson, le charismatique chanteur de la formation, ne ménage pas ses efforts pour distraire le public, allant même jusqu'à manquer mourir étouffé par un diplodocus gonflable lors du festival de Glastonbury. La majeure partie des chœurs est assurée par le beau batteur Nick Hodgson qui, non content d'avoir avalé une armoire normande (quelle carrure…), chante presque autant que son leader. Le discret guitariste gaucher Andrew White se contente d'un "Wa-waou" de temps à autre, tout comme le bassiste Simon Rix. Seul muet de la bande : le pianiste au chapeau Nick Bens.
A n'en pas douter, les Kaiser Chiefs nous proposent avec "Employment" et leurs concerts un puissant antidote à la morosité ambiante, un cocktail bien rare en ces temps où tristesse rime avec élite.
Classe : "Oh my god"
Crasse : "Na na na na naa"
Autre chronique concernant les Kaiser Chiefs sur ce blog :
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