Kaiser Chiefs - Employment (2005)

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 10/10

1 000 000 de disques vendus au Royaume-Uni. Le nombre a de quoi laisser pantois car rien ne prédestinait les 5 ex-chômeurs de Leeds à une si belle réussite. Outre-manche, comme toujours à l'arrivée d'un nouveau phénomène, les commentaires désobligeants se mirent à fuser si bien que bon nombre d'oreilles françaises boycottèrent les Kaiser Chiefs, prématurément estampillés Franz Ferdinand du pauvre.

Et pourtant, passer à côté d' "Employment" reviendrait à oublier de manger la pêche d'une pêche melba. Très vite, l'imparable simplicité de cet album fait mouche, grâce à des hymnes rafraîchissants dénués de toute suffisance. Une injection de la meilleure brit pop au plus profond des veines. Dès les premières mesures, le corrosif "Everyday I love you less and less" annonce la couleur avec son introduction au synthé qui vous rappellera vos meilleurs moments en compagnie de Super Mario Bros. Ce brillant début n'augure que du bon :  viennent ensuite pêle-mêle "I predict a riot", "Modern way", "Time honoured tradition", "Caroline, yes", sans oublier bien évidemment "Oh my God", le meilleur de cette pléthore de tubes. Une succession de chœurs, des textes légers, enfin des chansons que l’on peut fredonner à tue tête quand l'autoradio de la R19 tombe en rade. N'en jetez plus. Les superlatifs commencent à manquer. Certes, ce premier album du groupe connaît aussi quelques temps morts, notamment avec le faiblard "Na na na na naa", mais cela ne l'empêche nullement d'avoir tout d'un grand.

Côté scène, Ricky Wilson, le charismatique chanteur de la formation, ne ménage pas ses efforts pour distraire le public, allant même jusqu'à manquer mourir étouffé par un diplodocus gonflable lors du festival de Glastonbury. La majeure partie des chœurs est assurée par le beau batteur Nick Hodgson qui, non content d'avoir avalé une armoire normande (quelle carrure…), chante presque autant que son leader. Le discret guitariste gaucher Andrew White se contente d'un "Wa-waou" de temps à autre, tout comme le bassiste Simon Rix. Seul muet de la bande : le pianiste au chapeau Nick Bens. 

A n'en pas douter, les Kaiser Chiefs nous proposent avec "Employment" et leurs concerts un puissant antidote à la morosité ambiante, un cocktail bien rare en ces temps où tristesse rime avec élite.

Classe : "Oh my god"

Crasse : "Na na na na naa"

Autre chronique concernant les Kaiser Chiefs sur ce blog :

Super cadeau :

Publié dans Pop rock classe

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Alex la Baronne 22/10/2006 18:59

Mais de rien ! Je crois que le second album des Kaiser va sortir début 2007, tiens toi prête !

ClÚM 22/10/2006 18:41

I loooooooove !!!! J'aime trop trop trop ce groupe ! C'est clair qu'ils se prennent pas du tout au nsérieux et ça c'est génial !
Franchement trop excellent ! Merci pour tes com's sur mon blog ! ;-)