The Beatles – Sgt. Pepper's lonely hearts club band (1967)

Publié le par Alex la Baronne

Note album : 7,5/10

Au moment de m'attaquer à ce fleuron de la musique moderne, la perplexité m'envahit : n'en avais-je pas trop attendu de cet album qui squatte régulièrement la tête des nombreux classements des plus grands albums de tout les temps ? Un court instant, j'avoue même avoir songé à placer cet opus dans la catégorie "Nullités crasses", tant le décalage entre sa réputation et son contenu me semble abyssal. Je l'aurais sans doute même fait, sans le fabuleux "A day in the life", capable d'émouvoir Pierre-Marie, votre voisin fana de l'Opus Dei, qui considère les quatre garçons dans le vent comme l'œuvre de Belzébuth.

Cela dit, tout avait bien commencé. Le titre d'ouverture, "Sgt. Pepper's lonely hearts club band", annonce clairement la couleur : ce disque sera le tournant de la carrière des Beatles, une rupture radicale avec leur productions passées. Sans la moindre pause, le très bon "With a little help from my friends" prend le relais, immédiatement suivi d'un des temps forts de l'album, le célèbre "Lucy in the sky with diamonds". Contrairement à ce que clame une vieille rumeur tenace, cette chanson n'évoque pas la substance hallucinogène synthétisée par le maintenant centenaire Albert Hofmann*, mais la légende d'un dessin du fils de John Lennon, Julian.

Malheureusement, les choses se gâtent ensuite, un peu comme si votre partenaire de tandem refusait soudain de pédaler au beau milieu du Ventoux. D'aucuns argueront que je ne connais rien à la musique, que je devrais avoir honte de cracher dans la soupe primitive source de tous les groupes de pop rock actuels. Soit. Et pourtant, j'avoue avoir connu 15 minutes d'angoisse, 15 minutes d'ennui profond, 15 minutes d'expérimentations beatniks pas très heureuses, dont seul l'attendrissant et original "When I'm 64" parviendront à me tirer, avant que je n'appuie sur la touche "avance rapide" de mon lecteur MP3 pour rejoindre le final "A day in the life". Néanmoins, ma déception ne dure pas : ce disque préfigure parfaitement l'excellent double album blanc qui constitue sans doute l'œuvre majeure des Beatles.  

 * Chimiste suisse, découvreur du LSD à Bâle en 1938.

Classe : "A day in the life"

Crasse : "She’s leaving home"

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Super cadeau :

  • la video d' "A day in the life". Si je devais ne choisir qu'une chanson dans toute ma discothèque, ce serait celle-là.

Publié dans Pop rock classe

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Alex la Baronne 25/09/2006 22:41

Oui oui très clair !

Thom 25/09/2006 20:17

Ah non non...ce n'est pas mon préféré des Beatles non plus. Là on touche à la question "un classique est-il forcément un chef d'oeuvre" (et réciproquement), question avec laquelle je me torture jour et nuit depuis ma naissance (et j'adore ça :-). Non, c'était en fait le contraste avec la note de FF au-dessus qui m'a fait avoir un coup au coeur, et non pas la note de "Sgt Pepper's" en elle-même...
(euh...je suis clair là ?)

Alex la Baronne 25/09/2006 13:08

Oui, je sais, cette note colle une attaque à tout le monde !!! Et pourtant (pourtant...), curieusement, "Sgt Pepper" est loin d être mon album préféré des Beatles ! Ah, les goûts et les couleurs...

Thom 25/09/2006 12:38

Loin de moi l'idée de dire que tu ne connais rien à la musique, mais bon, je ne te cache que j'ai un peu frôlé l'arrêt cardiaque quand j'ai vu ce disque avec 7,5 juste en dessous du premier Franz Ferdinand affublé d'un 9...:-) petite provocatrice va ! :))
Moi aussi sur ce disque je connais 15 minutes d'angoisse, et pour cause : mon vinyle saute pendant quinze minute ;)

Alex la Baronne 24/09/2006 17:57

Un très joli diaporama psychédélique et très représentatif !