L'homme a beaucoup en commun avec la pie. Il bavasse et aime tout ce qui brille. Tout naturellement, les lointaines et inaccessibles étoiles l'attirent, le fascinent. Aujourd'hui, Classe ou Crasse vous propose un petit tour en navette spatiale et fournit même la musique. A vos casques !
1. Blur – The universal (The great escape, 1996)
Autant l'avouer. La première fois que j'ai vu ce clip, j'avais 14 ans. Et je n'y ai strictement rien compris. Maquillé d'un œil, Damon Albarn me faisait peur, je trouvais sa chanson pourrie. Depuis, "The universal" est devenu un de mes titres préférés des 4 londoniens. Sans doute parce qu'il annonce un des multiples changements d'une carrière exemplaire en novations.
2. The Beatles – Lucy in the sky with diamonds (Sergent Pepper's lonely hearts club band, 1967)
"LSD" victime de la rumeur. Souvent accusée de faire référence au diéthylamide de l'acide lysergique (déformation professionnelle), ce titre évoque en réalité la légende d'un dessin de Julian Lennon*. Plutôt inspiré le gamin. 7 ans plus tard, le squelette d'une femme éthiopienne d'un certain âge reçut en hommage le prénom psychédélique. Les Beatles entraient une fois de plus dans l'histoire grâce à cette chanson magnifique.
* Mais j'ai déjà parlé de tout cela, non ? Je radote…
3. Simply Red – Stars (Stars, 1991)
Funestes années synthétiques. Virée de son piédestal, traitée comme une has been, la pauvre guitare se coltine les tâches les plus ingrates. Au menu, solos sirupeux et arrangements douteux. "Stars", c'est un peu tout ça à la fois. Cette ballade interminable n'a qu'un seul mérite : nous avoir fait découvrir l'une des crinières les plus improbables de tout les temps. Depuis, Simply Red – Mick Hucknall a fait table rase du succès et de sa tignasse.
4. The Cranberries – Stars (Stars : The best of 1992 – 2002, 2002)
La rébellion ne dure pas. L'époque de l'enragé "Zombie", cri de désespoir contre l'interminable conflit entre l'Eire et l'Ulster, est depuis longtemps révolue. Considérablement lissés par la patine du temps, Dolores O'Riordan et sa bande livrent sur leur best of l'inédit "Stars", un titre plutôt mignon.
5. Moby – We are all made of stars (18, 2004)
L'idole des pubs excelle dans tous les domaines. Ainsi, l'informaticien macrobio donne également des leçons de chimie. Car nous sommes bel et bien issus de la poussière d'étoile, même si le résultat final laisse souvent un peu à désirer. Débat philosophique mis à part, ce titre reste l'un des plus rocks de Moby et se laisse écouter sans déplaisir.
6. Muse – Starlight (Black holes and revelations, 2006)
OK, mea culpa. J'ai peut-être été un peu dure avec ce titre dans ma chronique concernant "Black holes and revelations". En réalité, "Starlight" se chante très bien sous la douche, où l'acoustique si particulière permet des imitations saisissantes de Matthew Bellamy.
7. Indochine – J'ai demandé à la lune (Paradize, 2002)
C'est bien connu, le showbiz français est une grande famille avec ses traîtrises, ses secrets et heureusement ses beaux moments de solidarité. Soucieux d'aider ses potes d'Indoch alors à la traîne, Michael Furnon fait appel à ses instincts puérils et compose pour eux "J'ai demandé à la lune". Un titre fait sur mesure, parfait pour relancer les faux jeunots.
8. Mike Oldfield – Moonlight shadow (Crises, 1983)
Accompagné de la chanteuse Maggie Reilly, le compositeur folk signe une ballade pop synonyme d'un revirement très fréquent dans les années 80. On se laisse néanmoins vite charmer par cet air enchanteur.
9. Noir Désir – A ton étoile (666.667 Club, 1997)
Alors sur la pente ascendante, le groupe de Bertrand Cantat ne le laisse pas griser. "A ton étoile" évoque sans concessions une société d'une noirceur effrayante. Tout au long de sa brillante carrière, Noir Désir va multiplier les appels du pied à une jeunesse désorientée, au point de devenir le symbole de toute une génération.
10. REM – Man on the moon (Automatic for the people, 1992)
Ecrite en hommage à l'humoriste Andy Kaufman, "Man on the moon" illustre à la perfection les qualités majeures du quartet d'Atlanta. Poignante, harmonieuse, cette chanson reste l'un des achèvements majeurs d'un groupe inoubliable.
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Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Il est des gestes exécutés malgré soi. Mardi soir, je m'installai au volant de ma fusée, bouclai ma ceinture et, dans un rituel d'une immuabilité quasi autistique, allumai la radio. Que voulez-vous, mon optimisme me perdra. Même branchée sur Europe 2, j'attends toujours la perle rare, la chanson magique, celle que je fredonnerai bruyamment au nez et à la barbe de piétons effarés. Cela n'arrive presque jamais, à part quand l'envie irrépressible de beugler "l'aventurier" me saisit.
Les 60's ne sont pas tout. Alors que pléthore de groupes actuels revendiquent haut et fort leur amour des Beatles, le loup solitaire Wolfmother se démarque de la meute avec ses feulements endurcis. Emmené par le chamanique Andrew Stockdale, guitariste pourvu d'une touffe afro à faire baver Michael Jackson, le trio australien ressuscite le heavy rock seventies avec une conviction défiant les lois du marketing. Improvisations démentes, gilets en peau de mouton, poses extatiques, cette formation rafraîchissante renvoie l'image d'une jeunesse dorée à Robert Plant ou Ozzy Osbourne. Et dire que nos louveteaux faisaient encore leurs canines en 1979…
J'ai déjà beaucoup parlé des White Stripes. Je vous ai ainsi narré l'obscure histoire de Jack White, né John Gillis dans une famille nombreuse de Détroit. J'ai évoqué les liens mystérieux l'unissant à Meg, sa jolie batteuse poupine. Vous connaissez également sa fascination pour l'enfance, son amour du chiffre 3, matérialisé dans son oeuvre par les trinités blanc-rouge-noir et guitare-batterie-chant. Le plus fidèlement possible, je me suis efforcée de résumer la carrière du duo mythique, de la rage brute du premier album éponyme à l'aventure extra – conjugale du sieur White avec les Raconteurs. Une carrière longue de 7 ans, parsemée d'étincelles rock garage, d'un blues étonnamment authentique, et aujourd'hui
Je n'ai jamais entendu un seul de leurs titres. Pourtant, ils me plaisent déjà. Les Housse de racket, c'est leur nom, repoussent encore un peu plus loin les limites du second degré. Cet hilarant duo a en effet choisi d'associer tennis et rock'n'roll avec une loufoquerie peu commune. Vêtus du traditionnel costard de rock star, leurs copieuses chevelures maintenues par des visières en plastique 80's, nos amis proclament un slogan décalé à faire pouffer de rire Condoleeza Rice : "Winners côtés court, losers côtés cœur". A cela vient s'ajouter un site internet aux couleurs et aux jeux de mots chatoyants, 
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