Texte Libre

Classe ou Crasse ?

 

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Samedi 30 septembre 2006

Note album : 8,5/10

 

D'abord, ce nom. Art Brut. Concept défini en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet, l'art brut désigne une forme de création spontanée, œuvre d'autodidactes inconscients des normes esthétiques en vigueur. En somme, ce courant désigne l'art involontaire et instinctif.

 

Ensuite, cet album. "Bang bang rock & roll", dont le titre sonne comme un défi en cette époque où les riffs et les Converse sont synonymes de jackpot.

 

Puis, ces chansons. Binaires, carrées, électriques, pleines de choeurs. Dans l'ensemble assez banales. De temps à autre, un refrain rageur, jubilatoire, sert sur un plateau le single nécessaire à la commercialisation réussie de ce premier opus ("My little brother").

 

Une référence à l'art moderne, un premier album au titre provocateur, des airs bien huilés… les ingrédients sont là. Art Brut a tout de la nouvelle sensation rock, adulée quelques mois puis jetée à la benne par un public versatile.

 

Seulement, il y a ces textes. Ironiques, cassants. Récités par un chanteur fort en gueule, à la voix peu harmonieuse, doté qui plus est d'un accent cockney à faire pâlir d'envie Pete Doherty. Des paroles sarcastiques, bien trop politiquement incorrectes pour la masse. Qu'importe, Art Brut sera alors la nouvelle sensation cultureuse, que seule une poignée de privilégiés appréciera à sa juste valeur.

 

Cependant, une fois l'intégralité de ce premier disque écoutée, l'évidence tombe. Le quintette de Bornemouth se situe dans la marginalité la plus totale, se glose autant de l'élite underground que du grand public. Et ce nom, ces titres et ces textes ne prouvent qu'une seule chose : la secret de la réussite réside dans l'attitude.

 

Bref, ce groupe se fout de la gueule du monde – et de la sienne – avec une verve aussi rare qu'incomprise.

 

"I want to be the boy, the man, who writes the song that makes and Palestine get along". Dès l'inaugural "Formed a band", le leader Eddie Argos annonce la couleur : "Bang bang rock & roll" se consomme exclusivement au second degré. Sex, drugs et surtout rock'n'roll, aucun cliché n'est épargné. "Good weekend" nous narre ainsi l'enthousiasme factice de la séduction facile ("Got myself a brand new girlfriend"), "Bang bang rock'n'roll" les affres stupéfiantes d'une rock star blasée, "My little brother" la découverte du rock par un jeune homme enthousiaste et naïf. En véritable conteur des mœurs décadentes, Argos souligne les turpitudes d'un milieu ridiculement attaché à l'apparence ("Move to L.A.") et scande son mépris de l'industrie musicale dans un "Bad Weekend" désabusé ("Popular culture no longer applies to me"). Même l'art moderne en prend pour son grade : "Modern art" dépeint ironiquement un rocker rendu fou par la simple vision d'un Matisse. Mieux, le groupe n'oublie pas M. Tout le monde dans son entreprise de démolition. "Fight !" décrit avec une précision loufoque les bagarres de pub, les spectateurs avides de sang, une sirène de police en fond sonore. Seule "Emily Kane" et sa vision touchante des premières amours adolescentes apporte quelques grammes de douceur dans cet univers moqueur. Peut-être la plus grande surprise du disque.

A l'image de son principal narrateur, "Bang bang rock & roll" ne laisse pas indifférent. On l'aime ou on le hait. La plupart des critiques appartiennent à la première catégorie, tant la créativité de la formation séduit. Art Brut a en effet lancé avec succès un courant musical plutôt original : le rock satyrique. Cette innovation justifie-t-elle leur patronyme ? Sans doute.  

 

Classe : "My little brother"

Crasse : "Stand down"

par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 26 septembre 2006

NDLR : un article sur "Bang bang rock 'n' roll" d'Art Brut était initialement prévu, mais mon humide destin en a décidé autrement…

J'aime l'eau. Et celle-ci me le rend bien, voire même trop. Mes ennemis auraient-ils jeté une poupée vaudou à mon effigie dans le Rhin ? Peut être… Canalisations incontinentes, cieux déchaînés, mes vaseuses aventures se suivent sans se ressembler… Voici le premier épisode d'une saga pourrie par l'humidité.

Volvic en libre service

Mme J. exulte. D'un geste triomphant, elle désigne le terne intitulé projeté au mur. "Les polymères : quel avenir ?". Remplacez "polymères" par "ingénieurs" et vous obtiendrez la question phare de ma promotion, perdue entre ANPE et doctorats vains. Je baille.

- Vous êtes très chanceux ! s'exclame Madame J., son regard de veau mort braqué sur ma glotte. Un séminaire sur les polymères, votre spécialité, a lieu les 5 et  6 Décembre et… (Suspense insoutenable) vous êtes invités ! L'école de chimie de Clermont – Ferrand…

Ma mâchoire claque brusquement. Clermont – Ferrand ?

- L'école de chimie de Clermont – Ferrand nous paie le logement et le transport. Ne vous inquiétez pas, j'ai tout organisé.

Gloussements discrets et entendus. Malgré sa belle assurance, Mme J. est la Desperate Housewife du bécher. Entre la soude renversée sur ses malheureux élèves et les appareils de chromatographie détraqués par ses soins, elle apporte une touche de désorganisation féminine dans sa virile unité de recherche. "Une histoire de quotas" grommèlent les plus cyniques.

- Nous partons tous les 12

- Nous sommes 14.

Effarée, notre GO entame un compte laborieux des forces en présence. Après 2 vérifications, l'évidence tombe. Nous sommes bel et bien 14. La faute aux 2 étudiantes espagnoles terrées au fond de la salle, 3 cigarettes à demi roulées sur leur table.  Tel un flamby périmé, le visage de Mme J. s'effondre. Que faire?

- Et bien nous partirons tous les 14, finit-elle par décréter, l'œil fixé sur les spinguettes, lesquelles ne la comprennent pas et s'en fichent éperdument. Je nous ai trouvé un train le DIMANCHE 4, à 13h09. Arrivée à Clermont à 19h30.

Presque 7 heures pour 350 km. "A nous de vous faire préférer le train.". Parfois, je me demande si la SCNF n'abrite pas une armée de publicistes blagueurs.

- Et bien… soupire mon amie M., on va bien se faire chier.

Une déclaration d'une sobriété prophétique.

4 Décembre. Notre train file (se dirige) vers la capitale auvergnate. Les parties de coinche meublent convenablement ce long voyage jusqu'à la funeste gare d'Issoire. Immobilisé pour de mystérieuses raisons, notre tortillard y restera 2 heures.  2 heures de conversations théologiques peu éclairées, 2 heures sans vivres et surtout, 2 heures sans chauffage par -5°C… Jamais pris de court, les mectons de ma promotion sortent leur chaudière personnelle : un magnifique cubi de rouge, qu'ils déniaisent immédiatement. Une odeur de vigne frelatée envahit le wagon, les répliquent savoureuses fleurissent. "Et si on pissait par la fenêtre ?" propose l'un d'eux. Le train repart avant l'exécution de ce beau projet. Avec 2h30 de retard, nous rejoignons enfin notre destination.

 

Clermont – Ferrand/ Kazakhstan, la rime est facile. Arrivés à notre "hôtel", un parfum slave nous enivre. Quelques colosses blonds bavassent dans un sabir cyrillique, le couteau ostensiblement calé dans la poche de leurs jeans défraîchis. Notre chambre se révèle à la hauteur de l'accueil. Une bouffée d'air sibérien nous surprend dès la porte ouverte. Pas de samovar pour nous réchauffer, rien. Il nous faudra supporter les courants d'airs vicieux sous une unique couverture mitée, avant une douche salutaire, prise à l'aide d'une pomme reliée au lavabo. A côté, nos camarades pochtronnent allègrement leur cubi. Aussitôt, le débat fait rage dans notre modeste dortoir, où une partisane de la prohibition, une abstinente réservée, une honorable leveuse de coude (moi), une mondaine pompette et une semeuse de galettes invétérée se disputent avec la ferveur de leurs convictions. Boire ou geler ? Il faut dormir.

Minuit. Toc toc toc.

- Qui est-ce ?

- C'est la police.

La dernière fois que j'ai vu la police, elle ne portait pas un jogging et ne matait pas les jeunes filles d'un air concupiscent, avant de les suivre jusqu'à leur pauvre demeure.  

4 heures AM. Ploc ploc ploc. Toc toc toc.

- Va chier Navarro, grommelle-je.

Nous faisons la sourde oreille jusqu'à ce que l'importun dégage.

La même scène se répète à la porte voisine, celle de nos amis. F. se lève et déverrouille l'entrée, la tête encore bien lourde de l'orgie passée. Un pompier lui fait face.

- Vous avez de l'eau ?

- Ben ouais, au robinet, dit-il avant de claquer la porte au nez du soldat du feu.

 Un demi-tour incertain vers son paddock amorcé et F. patauge, le pied nu et innocent, dans une mare d'eau saumâtre. Une canalisation vient de céder dans le foyer. La chambre est totalement inondée tout comme la troisième piaule acceuillant notre délégation. Nous sommes les seules rescapées.

Ploc ploc ploc...

7 heures AM. Mes molaires traumatisées hurlent au crime devant ce quignon de pain rassis. Soudain, toutes les têtes se tournent dans la même direction. Hébétés, nous regardons A. franchir le seuil du réfectoire. Il a des airs de cosaque défraîchi avec son T-Shirt militaire à l'effigie bienveillante du Che, sous lequel siège… un pagne en draps de lit que Paco Rabanne n'aurait pas renié.

- Mon seul pantalon est trempé, s'excuse-t-il.

10 heures AM. Monsieur M., directeur de notre école, vient nous saluer. Comme toujours, il semble revenir d'un congrès gaulliste. Une caractéristique peu appréciée par le fort en gueule Georges Frèche, qui, à peine élu président de la région Languedoc-Roussillon pour le compte du PS, gela les subventions nécessaires à la construction d'une nouvelle école. Il faut dire que Monsieur M. avait permis au candidat UMP d'organiser un meeting dans les locaux de l'ancienne. 4 mini viennoiseries en main, j'observe avec intérêt la métamorphose de Mme J..  Soudain aimable, notre accompagnatrice lui vante les mérites de notre formidable équipe ingénieure. Intelligents, intéressés, aucun qualificatif n'est trop beau. Exaspérée par tant d'hypocrisie, je lance tout à trac un "Ils sont bons les croissants !". Les miettes constellent mon pardessus, j'ai la bouche pleine et je m'en fous.

- Purée, Alex, t'as abusé avec le patron et Mme J., me lance plus tard une de mes amies, il n'est pas si mal ce voyage !

 

 

* Rassurez vous, je serai bien moins épargnée dans les prochains épisodes.

par Alex la Baronne publié dans : Bla Bla divers
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Lundi 25 septembre 2006

 Note album : 8/10

 

"De la musique pour le peuple, faite par le peuple". Réalistes, Tom Meighan et Serge Pizzorno le sont. Il suffit de voir le duo phare de Kasabian en première page du NME, l'œil imbibé et le chapeau bancal, pour éprouver pleinement la puissance de cette déclaration. En bons poseurs fashion, les kékés de Leicester cultivent le cool, l'arrogance machiste et les plants de cannabis, un zeste de provocation malsaine en plus. Leur patronyme rappelle en effet Linda Kasabian, une disciple du sinistre Charles Manson, gourou sanguinaire des sixties. Un autre prince du bon goût, Marilyn Manson, avait eu avant eux la même riche idée, les bottes cloutées en plus. Cet hommage mis à part, Meighan et Pizzorno évoquent plus Oasis, avec leurs jurons récurrents et leur passion dévorante pour les soirées télé – bière - foot. Mais la comparaison ne s'arrête pas là. Alors que Tom "Liam" se contente du chant, Serge "Noël" se coltine les chœurs, la guitare, le synthé et la composition. Dans ces conditions, l'adoubement d'un cadet Gallagher élogieux (!) ne surprendra pas. De même que l'adhésion massive d'un public conquis, malgré des critiques plutôt mal embouchés envers ce premier album éponyme.

 

Aidés de 3 discrets larrons, les 2 amis d'enfance proposent un opus à leur image : accessible et confiant. Ces qualités appréciables éprouvent toutefois leurs limites au fil de textes assez primitifs, heureusement contrebalancés par une instrumentation tubesque. Sorte de "(What's the story ?) Morning glory" passé à la moulinette électro, "Kasabian" demeure la bande son idéale pour parader au feu tricolore dans une Golf flambant neuve, grâce à ses astuces soniques un peu galvaudées. Bande son de film noir ("I.D."), remugles hindous ("Test transmission"), les clichés pullulent mais restent d'une efficacité redoutable. En dépit de  ce manque relatif de créativité, le quintette se démarque de tous les autres groupes indie du moment, proposant une pléthore de hits aux refrains scandés ("Cutt off", "Processed beats") soutenus par un son artificiel plutôt plaisant. Les accros de la console retrouveront également avec plaisir l'offensif "Club foot" et "Reason is treason", une parfaite fusion entre rock et électro. Tout au long de ces 13 titres, les chœurs nonchalants ("L.S.F. (lost souls forever)") et les interludes soignés ("Orange", "Pinch roller") alternent dans une ambiance synthétique, sans toutefois confiner à la techno robotique et saccadée. Un final plus lounge ("Butcher blues") parachève ce disque sous testostérone.

 

Placé sur l'autoroute du succès grâce à un premier album aussi savoureux qu'éprouvé, Kasabian a négocié de façon impériale le tournant glissant du second opus. Toutefois, "Empire", l'actuel n°1 des charts anglais, n'a pas ravi les critiques. Fort de sa devise populiste, le groupe se fiche de ces réserves comme de sa première vodka - orange. Il a sans doute raison.

 

Classe : "Reason is treason"

Crasse : "U boat"

 

Super cadeau :

"Club foot" au Letterman show

Autre chronique concernant Kasabian sur ce blog :
Kasabian - Empire
par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (17)    créer un trackback recommander
Samedi 23 septembre 2006

Retrouvez l'ensemble des chroniques de Classe ou Crasse, du meilleur au pire. Les articles en rouge sont tous frais et émoulus.

10

The Beatles – White album (1968)
"Un disque de trop" ???

Blur – Best of (2000)
50 ans de carrière pour le prix d'un siècle d'ennui : le best of de Charles Aznavour vous attend dans les bacs

Franz Ferdinand – Franz Ferdinand (2004)

Il n'hésita pas à jouer des poings selon une vieille tradition britannique.

Franz Ferdinand – Love & Destroy (2004)
"Margarita, love and destroy" : un refrain qui vous permettra de mémoriser les 3 étapes d'une soirée réussie,

The Libertines – The Libertines (2004)
Des duos électrisants, des leaders beaux comme des Dieux…  

9,5
 
 

The Beatles – Abbey Road (1969)
La lente déliquescence du collectif n'a jamais été aussi tangible                                                                                                            

The Dandy Warhols – 13 tales from Urban Bohemia (2000)
Chef d'œuvre mésestimé

The White Stripes – De Stijl (2000)
J'ai déjà beaucoup parlé des White Stripes

The Strokes – Is this it (2001)
Plus amateurs de grosses guitares que de cloches alpestres.

The Libertines – Up the bracket (2002)
Pete Doherty chante à peu près aussi bien qu'un hooligan à la sortie d'un pub le Vendredi soir.

 
The White Stripes – Elephant (2003)
Un disque capable de réconcilier les bobos underground, les paternels rétrogrades et les immondes Jacky-Casquette
 

The Arcade Fire – Funeral (2004)
"Funeral", 1er album si novateur, si frais, pose ses jalons sur des instruments un peu "chelous"

The Arcade Fire – Neon Bible (2007)
Désir forcené de singularité


9
 

Muse – Showbiz (1999)
Beuglez dans un mégaphone, prenez vous pour Beethoven

Morcheeba – Parts of the process (2003)
La voix de Skye Edwards  charme plus que jamais

Graham Coxon – Happiness in magazines (2004)
Une violente accusation portée contre l'inertie du troupeau humain

Keane – Somewhere only we know (2004)
A vous faire regretter pendant 3'38 toutes les horreurs que vous avez écrites sur eux dans la rubrique "Nullités crasses"

Franz Ferdinand – You Could Have It So Much Better (2005)
La voix mélodieuse d'Alex Kapranos donne furieusement envie de se trémousser, même dans un métro bondé aux relents de vestiaires de foot

HushPuppies – The Trap (2005)
Comme quoi propagande et bon goût ne sont pas incompatibles

Kaiser Chiefs - Employment (2005)
Passer à côté d' "Employment" reviendrait à oublier de manger la pêche d'une pêche melba

Graham Coxon –– Love travels at illegal speeds (2006)
Guitariste binoclard de Blur

The Long Blondes – Someone to drive you home (2006)
Une croqueuse d'hommes sans scrupules

The Strokes – First impression of earth (2006)
"Musique de riches, jouée par des riches"

White Rose Movement – Kick (2006)
Laissez mijoter dans un club enfumé des bas-fonds de Londres et revenez chercher votre mixture aux environs de 4 heures du matin

8,5
 

The Kills – Keep on your mean side (2003)
Un charisme dangereusement séduisant

The Strokes – Room on Fire (2004)
Trois tours consécutifs dans la Toupie de la Mort du Parc Astérix

Art Brut – Bang Bang Rock'n'roll (2005)
Un chanteur fort en gueule

Clap Your Hands Say Yeah – Clap Your Hands Say Yeah (2005)
A mi-chemin entre les grincements d'une porte rouillée et les geignements d'un puma blessé

The Rakes – Capture/Release (2005)
Vous aimez Bloc Party et les belles fringues ?

Travis – 12 memories (2005)
Travis se rebelle autant qu'un panel de sénateurs UMP

CSS – Cansei de Ser Sexy (2006)
J'imagine cette paillote enchantée, au bord des flots turquoise

Gossip – Standing in the way of control (2006)
Amateurs de top models aphones s'abstenir

Sean Lennon – Friendly Fire (2006)
Comme si une belle voix ou un beau coup de pinceau pouvaient se transmettre de génération en génération

Wolfmother – Wolfmother (2006)
Improvisations démentes, gilets en peau de mouton, poses extatiques

The Bishops – The Bishops (2007)
Tout droits sortis d'une cave hambourgeoise

Clap Your Hands Say Yeah – Some Loud Thunder (2007)
Une liberté artistique autorisant toutes les formes d'expression, même les plus laides

8
 
 

Manic Street Preachers – This is my truth, tell me Yours (1998)
Changement radical  

The White Stripes – The White Stripes (1999)
Les églises ne se prêtaient aucunement à ses solos démoniaques

Muse – Origin of symmetry (2001)
Matthew Bellamy ne se contente pas d'une petite vie peinarde avec deux gosses, un labrador et une Renault Modus

Kasabian – Kasabian (2004)
L'œil imbibé et le chapeau bancal  

The Killers – Hot Fuss (2004)
Toutes ces simagrées laissent songeur 

The Kills – No wow (2005)
Ces deux là flanqueraient une frousse mémorable à l'ourse Palouma  

The White Stripes – Get behind me Satan (2005)
Jack White  s’empare d’un instrument qui lui sied a priori aussi bien qu’une cornemuse à Eminem

The Datsuns – Smoke & Mirrors (2006)
A quoi pense parfois ce salaud de succès ?

Dirty Pretty Things –Waterloo to anywhere (2006)
Rien de nouveau sous le soleil

Kaiser Chiefs – Yours Truly, angry mob (2007)
Un truc aussi génial que crétin

Klaxons – Myths of the near future (2007)
Des sous Arctic Monkeys bigarrés

7,5
 
 

The Beatles – Sgt Pepper's lonely hearts club band (1967)
D'aucuns argueront que je ne connais rien à la musique  

Travis – The invisible band (2001)
Discrets jusqu'au manque flagrant de charisme

Guillemots – Through the windowpane (2006)
Chaque note est pensée, soupesée, travaillée

The Good, The Bad & The Queen – The Good, The Bad & The Queen (2007)
Dénué de l'étincelle de vie capable de me charmer

7
 
 

Archive – Noise (2004)
6 minutes et des brouettes par titre, c'est parfois un peu trop  

Interpol – Antics (2004)
Laisse simplement amer et songeur

BabyShambles – Down in Albion (2005)
Se fredonne de préférence accroché à un réverbère, les yeux imbibés ouverts sur le vague 

Caesars – Paper tigers (2005)
Réserve typiquement scandinave

Starsailor – On the outside (2005)
Félicien le boute en train s'est endormi à cause de ce disque 

Arctic Monkeys – Whatever people say I am, that's what I'm not (2006)
Il sent encore un peu le tabac froid 

Arctic Monkeys – Who the fuck are Arctic Monkeys ?  (2006)
Un jeune homme aux allures de crevette maladive

Kasabian – Empire (2006)
Virée fructueuse aux Pays-Bas

Ben Kweller – Ben Kweller (2006)
Celui-là n'a pas l'air bien méchant

The Raconteurs – Broken Boy Soldier (2006)
Son illustre ami

The Rapture – Pieces of the people we love (2006)
Genre musical plutôt abscons

Scissor Sisters – Ta-Dah (2006)
Tous les fantasmes inavoués (inavouables ?) des drogués de la boule à facettes

6,5
 
 

U2 – Best of 1980 – 1990 (1998)
Merveilleuse saga humaniste  

Coldplay – Parachutes (1999)
Entrecoupé de passages aussi ennuyeux qu'un brainstorming en suédois

The Dandy Warhols – Welcome to the monkey house (2003)
Blips-blips invasifs et aseptisés

The Kooks – Inside in/Inside out (2006)
Meilleur groupe depuis les Arctic Monkeys

The Horrors – Strange House (2007)
Disons le franchement : Strange House est laid

6
 

Robert Post – Robert Post (2006)
Peut être présenté sans problème chez Ruquier à 19h

5,5
 

Nada Surf – Let Go (2003)
Caméléon sonore

KT Tunstall – Eye to the telescope (2004)
une guitare vous avantagera bien plus qu’un Wonderbra 

Box Codax – Only an orchard away (2006)

Sur un air de samba, une voix ressemblant étrangement à celle d'Homer Simpson récite un texte sans queue ni tête

Charlotte Gainsbourg – 5:55 (2006)
Elle n'embête personne  

The Rakes – Ten New Messages (2007)
Le succès, cet assassin de spontanéité

5
 

The Futureheads – News & Tributes (2006)
Bof, c'est pas mal

4,5
 

Muse – Absolution (2003)
Si le Viet-Cong avait eu en sa possession le bruyant "Apocalypse please", celle-ci aurait été évitée

Bloc Party – Silent Alarm (2005)
La grosse sauterelle mécanique

The Dead 60's – The Dead 60's (2005)
Vos Vans à damiers peuvent se réjouir

4

 
 

Gorillaz – Demon Days (2005)
Furieusement tendance jusqu'à ce que vous mesuriez réellement l'horreur de la chose  

Muse – Black holes & Revelations (2006)
Ne manquent plus que les youyous et les castagnettes

Bloc Party – A weekend in the city (2007)
Tant de platitude devrait assurer au groupe une place de choix  sur les ondes hertziennes, bien au chaud à coté de Razorlight

 

3,5
 
 

The Futureheads – The Futureheads (2004)
Boules quies vendues séparément  

The Killers – Sam's town (2006)
"Up the bracket" et "Is this it ?" peuvent dormir sur leurs 2 oreilles

3
 

Richard Ashcroft – Keys to the world (2005)
40 minutes empreintes d'un romantisme geignard à faire passer Thom Yorke  pour un boute en train  

Keane – Hope & Fears (2006)
Jamais la perfide Albion n’aura autant mérité son surnom

2,5
 

Coldplay – X&Y (2005)
Ces 4 garçons se moqueraient-ils de nous, attablés devant leur tofu quotidien ?

2
 

Hard-Fi – Stars of CCTV (2006)
Ils ne comptent pas disparaître après la pleine lune, et c’est bien là le problème


En cas de lien raté, n'hésitez pas à venir vous plaindre !

 

 

par Alex la Baronne
commentaires (0)    recommander
Samedi 23 septembre 2006

"Un blog ??? Mais pourquoi ??? Quelle perte de temps et d'argent ! Va draguer un mec plutôt !"

 

Mon papa.

 

Que répondre ? Décidément, l'épanouissement personnel se doit d'emprunter des chemins bien balisés, sous peine d'inquiéter ses géniteurs.

par Alex la Baronne publié dans : Bla Bla divers
ajouter un commentaire commentaires (24)    créer un trackback recommander