Texte Libre

Classe ou Crasse ?

 

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Vendredi 21 septembre 2007

Note album : 8/10

 

The-fratellis---Costello-Music.jpgJ'ai déjà tout installé dans mon pub. Enfin, dans mon pub imaginaire, The Gold Lion. J'ai choisi ce nom en hommage à cette chanson des Yeah Yeah Yeahs que j'aime beaucoup, et aussi parce qu'un pub comme il faut se doit d'honorer un animal à la robe exceptionnelle. J'avais bien pensé au Black Swan ou au Red Beaver, mais ça sonne quand même drôlement moins bien.

Bref. Le Gold Lion se situe dans une ville sympa, grande mais pas trop, et remplie d'habitants chaleureux. J'ai commencé à prospecter dans les alentours. Déjà, Colmar est éliminée d'office : les bars n'ont même pas la permission de minuit. Et oui, que voulez-vous, les villes musées sont de vieilles filles. Elles se couchent tôt pour ne pas tirer la tronche le lendemain. Bâle pourrait convenir, à condition de décoincer un peu les alémaniques. Mais pour l'instant, la grande gagnante du casting est Freiburg im Breisgau. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai rencontré Hans, mon futur barman. Il vient de Bavière et connaît toutes les bières du monde. Enfin, presque. On ne va pas chipoter pour une australienne du bush ou une danoise fadasse. Derrière le long comptoir en bois, Hans servira des chopes géantes comme seuls les allemands savent en servir. Outre les traditionnels tabourets de bar, on trouvera aussi au Gold Lion de vieux fauteuils en cuir un peu usés mais délicieusement mous. Bien sûr, il y aura aussi des jeux. De cartes, de dés. Une cible kamikaze encaissera son lot de fléchettes pour des parties de 501 enflammées. Et tous les Vendredi, des quizz seront organisés.

Il manque toujours quelque chose au Gold Lion. Cette étincelle indéfinissable qui transforme un lever de coude machinal en un bonheur simple, une conversation quelconque en un moment convivial. Comme dans n'importe quel pub, il faudra élever la voix chez moi pour se faire entendre. Vous n'imaginiez quand même pas déguster votre pinte dans un silence de morgue, non ? Bref, en taulière dégourdie, je dénicherai toujours quelques vieilleries sympas pour la sono du Gold Lion. Des trucs dignes de T-Rex, à la fois un peu surannés et terriblement entraînants. D'ailleurs, dans le même genre en plus juvénile, il y a ce groupe écossais, les Fratellis, dont le leader ressemble terriblement à Mark Bolan. J'entends bien leur premier album, Costello Music, passer un Jeudi soir entre un bon vieux Kinks et Fashion Nuggets de Cake. Parce qu'à l'écoute de Chelsea Dagger, un des innombrables singles des trois faux frangins Fratelli, j'ai juste envie de lâcher ma vodka pomme et d'empoigner mes voisins pas le coude histoire de brailler à pleine voix les "Lalala" irrésistibles de l'intro. Pareil pour Henrietta et son boogie sautillant. Déjà entendu mille fois outre-manche, grogneront pourtant à juste titre quelques clients grincheux et immobiles. Ce disque contient en effet une pop accrocheuse et immédiate, qu'il convient d'écouter sans autres attentes que de se distraire. D'ailleurs, fort honnêtement, Costello Music ne prétend pas être autre chose qu'un sympathique album de pub. Rien ici ne respire le sérieux ou la préméditation, domine juste une envie de s'amuser là ou d'autres veulent à tout prix la gloire. Flathead, ses chœurs légers et son refrain à base d'onomatopées conviennent parfaitement à un rallye bière, tandis que d'autres titres plus anecdotiques (Cuntry Boys & City Girls, Creeping Up the backstairs) tiennent parfaitement la route pour une conversation animée. Tard dans la soirée, la candide ballade Whistle for the Choir fera naître quelques romances alcoolisées et si ce n'est pas elle, Ole Black 'n' Blue Eyes s'en chargera avec une fraîcheur désarmante. Et puis, il y a aussi ce Vince the loveable stoner, qui remonte aux fondements du rock'n'roll et…

(Excusez-moi. Le téléphone.)

Je vais devoir vous laisser. Il est déjà deux heures du matin et la Polizei vient de m'appeler pendant ma seule nuit de repos. Une bande de jeunes teutons trouble l'ordre public en hurlant à tue-tête le refrain de Baby Fratelli devant la porte du Gold Lion.

 

Classe : "Henrietta", "Flathead", "Chelsea Dagger", "Vince the loveable stoner", "Baby Fratelli"

Crasse : "Creeping up the backstairs"

En bonus, le clip de "Flathead", ou comment animer la pochette du disque…

 

 




par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Lundi 17 septembre 2007

Note album : 8,5/10


Amateurs de top models aphones s'abstenir. Avec Beth Ditto, la discrétion et la grâce relèvent de la science-fiction. La sphéroïdale chanteuse de Gossip préfère à ces vertus purement féminines les joies de roulades suantes dans une fange alcoolisée. Ajoutez à ce hobby particulier une homosexualité et un féminisme bruyamment assumés et revendiqués et vous obtenez selon le NME la femme la plus cool de l'an de grâce 2006. On en plisse déjà le nez de circonspection.

Ah, pour ce genre de trucs, les Britons ont le chic. Il suffit de compulser la presse locale pour s'en rendre compte. Entre Harry le Nazi et Kate la ligne, les tabloïds locaux donnent dans le trash avec la délicatesse d'un verrat lâché dans une décharge publique. Et bien sûr, le NME a trépigné de joie avec le phénomène Beth Ditto, propulsé en une les aisselles poilues (et tout le reste) à l'air. "Kiss my ass", qu'elle clamait, cette couverture. Au moins, après avoir eu ça sous les yeux, on relativisera plus facilement. Son beau disque soul mis à part, Amy Winehouse se révèle une jeune femme certes légèrement intoxiquée et peinturlurée, mais finalement plutôt pudique.

Heureusement pour Gossip et bien d'autres, les bonnes chansons se passent parfaitement d'auteurs élégants. Beth Ditto est tout simplement une chanteuse, une vraie. Dotée d'une voix de diva soul reconnaissable entre mille, autant à l'aise sur des ballades intimistes (Dark lines, Coal to diamonds) que sur des brûlots punk hargneux (Jealous control girl, Eyes Open). Ce chant en or s'accommode parfaitement d'une rythmique sobre, dont le rôle principal consiste à souligner l'intensité de la voix avec une batterie sèche et quelques riffs accrocheurs (Eyes Open, Yr mangled heart). L'excellent single Standing in the way of control, écrit en réaction à la politique conservatrice de George Bush concernant le mariage homosexuel, illustre parfaitement ce contraste, tout comme Fire with Fire ou encore n'importe quel autre titre de ce troisième album, qui se repose peut-être un peu trop sur les talents de Beth Ditto. Qu'importe, le discoïde Listen up ! fait immédiatement mouche avec sa ronde ligne de basse et son refrain un brin désabusé. Car toutes les provocations gratuites du trio américain ne sont peut-être qu'une réaction épidermique à la quotidienne mesquinerie humaine, comme le prouvent les textes cyniques de  Jealous control girl et Standing in the way of contro). En gros, Gossip vous conseille de faire n'importe quoi, surtout ce que vous voulez, mais de ne compter sur personne pour vous ramasser au fond du caniveau. Cet hédonisme sale et accessible ne manque finalement pas de charme.

 

Classe : "Fire with Fire", "Standing in the way of control", "Listen up!", "Eyes open"
Crasse :
"Keeping you alive"

Retrouvez cette chronique sur Pop-Rock

En bonus, "Standing in the way of control" en live à Reading. Impossible de trouver une video illustrant mieux ma chronique…

 

 


par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Lundi 10 septembre 2007

Note album : 8,5/10


Il faut un début à tout. Pour les besoins de cette chronique, les origines de la pop coïncideront avec l'avènement des Beatles et se situent par conséquent aux alentours de 1962. Bien sûr, certains puristes tatillons ergoteront sur la date, tandis que d'autres soutiendront virulemment leur obscur et antérieur poulain. Mais plus que tout autres, les Fab Four ont réussi de surprenants revirements artistiques, miroirs d'une époque dorée en continuelle mutation. C'est un fait, les Beatles appartiennent désormais à l'histoire universelle. Un peu comme l'œuvre de Picasso, leur discographie comporte plusieurs périodes bien distinctes, qui s'enchaînent avec une logique aussi fluide qu'implacable.  

La plus récente, entamée en 1967 avec le mythique Sergent Pepper's lonely hearts club band, est aussi la plus populaire auprès du grand public. On y retrouve les plus grands tubes du groupe, comme Hey Jude ou Let it be. Un peu plus tôt, les Beatles ont fait la joie des exégètes du rock en leur offrant coup sur coup les magnifiques Revolver et Rubber soul, qui marquent les premiers soubresauts du psychédélisme.  

Et puis il y a avant. Personne n'en parle trop. Avant 1965, les Beatles étaient bien peignés, même pour l'époque. Ils portaient des costars, jouaient dans des nanars pour minettes fleur bleue. D'ailleurs, à moins d'être un yéyé sur le retour, c'est un peu la honte d'aimer avant, cette époque où les Beatles jouaient She loves you ou I wanna hold your hand sans même trop s'entendre, totalement couverts par les hurlements de la foule. Voila pour avant, où tout du moins pour l'image que l'on s'en fait. Car avant, les Beatles ont quand même composé It won't be long ou I saw her standing there. Ils ont aussi donné des concerts époustouflants, fait vibrer le public en live. Pas comme après. 

Et puis voila qu'après 4 décennies peuplées de formations power pop plus ou moins correctes, un groupe débarque en se réclamant directement d'avant. 45 ans ont passé depuis la sortie de Love me do. Les plus enthousiastes ont viré aigris et traquent avec une minutie pathologique la moindre influence. Ah ça, avec les Bishops – trio formé des jumeaux Pete et Mike Bishop et de leur batteur Chris Mc Conville - on va pouvoir les entendre grogner à des kilomètres, ceux-là. Ils vont nous rappeler que tout ce premier album homonyme a déjà été joué à peu de choses près en 1964, avec les mêmes handclaps que dans les géniaux I can't stand it et Menace about town. Le laïus sur les costumes noirs et les coupes de cheveux du groupe, portés par les Kinks et leurs contemporains, viendra appuyer leur théorie. En plus, on ne pourra même pas leur en vouloir : nos râleurs ont parfaitement raison sur ce coup là.

Oui, mais voila. Pourquoi ne pas voir pour une fois le bon côté des choses ? Les Bishops sont sans doute l'un des groupes les plus futés de leur génération. Ils semblent tout droits sortis d'une cave hambourgeoise et assènent avec une confiance naïve des airs pop imparables, exécutés le plus simplement du monde en 2 minutes 30 (The only place that I can look is down, Carousel). Dans une veine plus garage, le trio impose également des modèles du genre avec Breakaway ou Higher now. Mais, mieux encore, le trio puise sa force et son originalité dans son frontman dédoublé et les harmonies vocales gémellaires qui en découlent. Cette connaissance parfaite de l'autre dote les Bishops d'une foi inébranlable en leur musique et leur permet même d'user élégamment du concept de 2 chansons en une avec Lies & Indictments / Sun's going down, une petite pièce mélancolique et mélodieuse.  Même si quelques titres un peu moins inspirés viennent meubler la fin du disque (Say hello, Will you ever come back again ?), les Bishops ont réussi ce que bon nombre de leur contemporains rêvent d'achever : faire du neuf avec du vieux, sans jamais y laisser leur personnalité et leur fougue. Trilby bas.  

 

Classe : "Breakaway", "The only place that I can look is down", "I can't stand it anymore", "Lies & Indictments / Sun's going down", "Menace about town"

Crasse : "Will you ever come back again ?"


Retrouvez cette chronique sur Pop-Rock.

En bonus, le clip de l'excellent single "Breakaway", où les frangins Bishop tirent tout le parti de leur gémellité, au point de dédoubler leur batteur !

par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Samedi 14 avril 2007

Note album : 7,5/10

 

Cela fait bien 20 minutes que je regarde ce maudit curseur clignoter et je n'aime pas cela. Souvent, avant de m'atteler à la rédaction d'une chronique, mon opinion se fixe, puis s'étoffe presque malgré moi au fil des paragraphes. Pourtant, "The Good, The Bad & The Queen" me laisse irrémédiablement perplexe. Ce disque me séduit, mais de loin. Un peu comme si je m'abandonnais à la contemplation d'un garçon très beau, mais dénué de l'étincelle de vie capable de me charmer.

J'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'une histoire de moment. Les puristes vous le diront tous. Si vous n'avez pas aimé un disque, c'est soit "parce qu'il ne se révèle qu'après de nombreuses écoutes", soit parce que "vous ne l'avez pas écouté au bon moment". Le supergroupe de Damon Albarn meubla donc un soir de panade sentimentale poussée, trotta à mes côtés durant une ballade campagnarde ensoleillée, me précipita vers un sommeil salvateur. Rien à faire. Certes, je perçois aisément l'ineffable beauté d'"History song", la douce classe psychédélique des idylliques "Green fields", la mélancolie mature d' "80's life". Mais cette électro-pop gracieuse reste trop désincarnée pour totalement m'envoûter.

Au fond – et c'est bien légitime – ce disque ressemble plus que tout autre à son propriétaire. Ne nous leurrons pas. Le mythique Paul Simonon et sa basse cette fois intacte, Simon Tong libéré du pompeux et pompant Ashcroft ainsi que le batteur Tony Allen s'apparentent plus à des mécènes de luxe qu'aux membres d'un groupe qu'après maints chichis existentiels, leur leader Damon Albarn se refuse à baptiser. Ses fans l'admettront : le Damon frise parfois la franche mégalomanie et n'est pas toujours super bien embouché avec son public. Cet adepte convaincu du Treat them mean, but keep them keen mérite cependant le respect le plus absolu pour l'ensemble de sa carrière, d'un éclectisme tout bonnement admirable. Idole des teens avec "The Great escape", plus sombre durant "Blur" et son virage américanisant, le chanteur s'est ensuite mué en marionnettiste aussi voyant que nimbé de mystère pour les facéties pop-hip-pop (pardon, l'allitération était facile) de Gorillaz. Et voici qu'à l'aube de la quarantaine surgit ce disque un tantinet déconcertant, drapé d'une aura conceptuelle. "The Good, The Bad & The Queen" se veut une description du Londres bohême et transporte dans une brume aussi scintillante qu'inaccessible. Au fil de belles  ballades dématérialisées évoquant parfois même Air, le supergroupe explore froidement les voies d'une élégie inaccessible,qu'un piano aérien maintient loin de toute véritable émotivité ("Northern whale", "Herculean"). Si dans le milieu du disque, le groupe s'enferme dans une certaine répétitivité, les derniers morceaux au psychédélisme délicatement festif, tels "Three changes" et la chanson titre dotée d'un final ébouriffant, bouclent élégamment la boucle. Et je ne sais toujours pas quoi ressentir à l'écoute de ce disque, si classe mais si distant. Je n'ai pas l'habitude qu'un bel album me snobe.

 

Classe : "Green fields", "The Good, The Bad & The Queen", Northern whale"

Crasse : Nature springs"


Retrouvez cette chronique sur Pop-Rock

par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Jeudi 29 mars 2007

Note album : 8,5/10

 

C'est bien connu : le petit criticaillon de base est un gros frustré. Il jalouse ses artistes fétiches, vit par procuration au fil de ses écrits dithyrambiques ou vengeurs, et pire, subit à longueur de temps les brimades d'un public toujours prêt à déverser son fiel sur plus minable que lui. Car la critique est un art facile, surtout sans stylo en main…

Je détesterais sans doute les cinq furies brésiliennes de CSS si je les connaissais. Engoncée dans mon duffle-coat bleu ciel, j'observerais derrière mes binocles leurs bonnes fortunes masculines. Je les aurais également vues attraper des guitares, se munir d'un Bontempi et monter un groupe electro-pop avec une facilité déconcertante, flanquées de leur copain batteur, que je ne peux m'empêcher de désobligeamment taxer de camionneur.

Le soir pourtant, calée dans mon paddock une place, le drap du dessous bien coincé sous mes aisselles, je ne peux m'empêcher de rêver à une vie meilleure…

J'imagine cette paillote enchantée, au bord des flots turquoise. L'ambiance est délicieusement moite en cet été tropical. Sur une scène improvisée, mes ennemies jurées et leur copain moustachu entament leur set avec une nonchalance assurée. De sa voix de chipie insolente, l'excentrique chanteuse Lovefoxx se lance dans un véritable numéro arty-trash à résolument prendre au second degré. Au milieu des cocktails bigarrés résonne "Alcohol", son synthé cheap, ses paroles que l'on ne peut s'empêcher de mimer avec un coup dans le nez (Am I a mouse ? Am I an elephant ?). Toujours dans le même esprit synthétiquement sucré, les délirants "Let's make love and listen death from above" et "Meeting Paris Hilton", largement inspiré du navrant show héritier "The Simple Life", se mèlent admirablement aux applaudissements. La foule court vêtue danse sans retenue, tandis que le groupe se vautre dans la dance kitsch des 90's avec un mauvais goût aussi génialement burlesque qu'assumé ("Ah la la"). Plus tard encore, "Artbitch" – une parodie cynique des tendances musicales du moment – laisse éclater un phrasé plus agressif, tout comme "Music is my hot hot sex", pour lequel on deviendrait bien lusophone entre 2 riffs addictifs. Un rappel hystérique s'annonce. "Off the hook" et son refrain bubblegum imparable précède le disco "This month day 10". La tête encore pleine de choeurs woo-oo, revigorée par ces titres d'une énergie contagieuse, je continue de danser, sans m'embrouiller dans d'encombrantes tergiversations qualitatives, sans même me demander quoi raconter sur ce disque hédoniste, dont on profite pleinement presque malgré soi…

Et je me réveille, toujours dans ce même triste lit. Une fois habillée, je suis allée raconter à mes rares amis que j'avais fait un rêve totalement idiot, où de vraies allumeuses jouaient un concert plein d'une sensualité gratuitement provocante. J'ai terminé cette description par une épithète peu aimable et suis allée réserver un billet pour Sao Paulo en vidant mon livret A.

 

Classe : "Alcohol", "Off the hook", "Music is my hot hot sex"

Crasse : "Ah la la"

"Off the hook" en écoute sur la radio !

Retrouvez cette chronique sur Pop-Rock

par Alex la Baronne publié dans : Pop rock classe
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus