Classe ou Crasse ?

Chroniques rock'n'roll d'une Baronne

Note album : 6/10

Jusqu'à présent, le match musical entre la Norvège et la Suède , véritables frères ennemis séparés depuis 101 ans seulement, avait largement tourné à l'avantage de ces derniers. Abba et ses 300 millions de disques vendus ridiculisa A-Ha, duo capillairement filasse et artistiquement fugace des années 80. Lene Marlin souffrit la comparaison avec Nina Persson, la jolie chanteuse suédoise des Cardigans. La liste de ces cuisants revers pourrait continuer longtemps pour le pays des fjords, et évoquer le cas de Nightwish, formation lyrique métallisante à faire fuir les bourrins de Rammstein, n'ajouterait pas à sa crédibilité.

Enfin, en 2006, Robert Post parut, apportant avec lui l'éclaircie tant attendue dans le paysage musical norvégien. Avec cet album éponyme, l'enfant de Bergen nous emmène pour 45 minutes d'une ballade  au pays enchanté de la pop. Un pays plutôt mignon, qui peut être présenté sans problème chez Ruquier à 19h et qui ravira aussi bien votre maman que vous-même. Bien sûr, Robert Post pêche de temps en temps par la retenue propre aux Scandinaves ("There's one thing", "More more"), avec des textes gentillets à vous faire croire que des papillons sortent du pot d'échappement de votre Lada. Son album comporte toutefois plusieurs morceaux dignes d'attention, tels "Come home", le très beau "Silence makes him sick" et le célèbre "Got none", que vous n'avez pas fini de fredonner sous la douche.

Classe : "Silence makes him sick"

Crasse : "More more"

Super cadeau :

  • "Got none" à Taratata. L'homme à la casquette propose une prestation posée et plutôt mignonne.
par Alex la Baronne publié dans : Zone sonore intermédiaire
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Note album : 4.5/10

Vous souvenez-vous de votre ex meilleure amie Anne-So, avec qui vous enchaîniez les pyjamas parties jusqu'à sa rencontre avec Jean-Matthieu ? Assurément, car  elle vous avait aussitôt abandonnée comme un vieux clébard au bord de l'A9. Une cuisante défection dont vous venez  tout juste de vous remettre. Et bien, "Absolution" de Muse risque de rappeler cette traitresse à votre bon plaisir, tant la volonté mercantile du trio  a affecté sa musique. Encore une belle amitié de finie.

Certes, la voix enchanteresse de Matthew Bellamy réserve toujours de belles surprises ("Ruled by secrecy", "Dying thoughts of an atheist", "Hysteria"), mais souvent quelque chose cloche avec ce groupe qui en vient à s'autocaricaturer  dans sa quête de reconnaissance. A n'en pas douter, si le Viet-Cong avait eu en sa possession le bruyant "Apocalypse please", celle-ci aurait été évitée. Cette surinstrumentation confinant à la mégalomanie se retrouve également dans "Stockholm syndrome" et "Falling away with you", où les solos grandiloquents de guitare et de piano alternent. Que Matthew Bellamy maîtrise très bien ces deux instruments est un fait avéré. Mais il a déjà prouvé avec "Showbiz" et "Origin of symmetry" qu'il savait beaucoup mieux s'en servir.

Classe : "Endlessly"

Crasse : "Apocalypse please"

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Super cadeau :

  • "Hysteria" en live à Glastonbury en 2004. La grosse guitare est de sortie...

par Alex la Baronne publié dans : Nullités crasses
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