Suite de la série sur les meilleurs moments de la compilation "20 ans 100 chansons". L'heure est maintenant aux cheveux gras et aux hurlements fauves pour un petit voyage entre 1990 et 1996…
1. PJ Harvey – Sheela-Na-Gig (Dry, 1992)
PJ Harvey n'est pas une gonzesse comme les autres. Loin de céder à la facilité du mélo, la chanteuse - guitariste laisse éclater sa rage et son talent avec un "Sheela-Na-Gig" d'une spontanéité stupéfiante. Tu t'appelles Jessica et rêves de devenir une rock star parce que c'est trop trendy en ce moment ? Citer PJ en référence devrait t'assurer une certaine crédibilité.
2. Primal Scream – Loaded (Screamadelica, 1991)
En ce début des années 90, ce n'est franchement pas la gloire pour les obscurs Primal Scream. Par chance, l'intuitif DJ Andy Weatherall s'empare de "Loaded" et le transforme en tube du Samedi soir par un remix imparable. La carrière du groupe lui doit une fière chandelle.
3. Hole – Rock star (Live through this, 1994)
Chez les Cobain, c'est à celui ou celle qui braille le plus fort. Et force est de constater que Madame se débrouille très bien de ce côté-là. "Rock star" en constitue la tonitruante preuve.
4. Jeff Buckley – Dream brother (Grace, 1994)
Si j'avais découvert Jeff Buckley à 15 ans, son nom s'étalerait grave au compas sur mon avant-bras droit. Les plus cyniques diront qu'il n'a pas eu le temps d'être mauvais, d'autres lui reprocheront d'avoir involontairement enfanté Matt Bellamy, il n'empêche. "Dream brother" reste une chanson d'une beauté stupéfiante.
5. Pulp – Common people (Different class, 1996)
Alors qu'Oasis et Blur se crêpent le chignon pour une obscure histoire de pied au cul aux Brit Awards, Pulp avant à élégants pas feutrés vers un énorme succès britannique. Jarvis a beau montrer son derrière en direct live auxdits Brit Awards, il n'en reste pas moins trop classe pour être un "Common people".
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Après des mois d'une hibernation décalée, Alex la Baronne revient ! Orchestré par une savante pluie
d'articles plus corrosifs les uns que les autres, son retour s'annonce décapant !
Sans doute un des plus belles réussites du crooner loser. Aidé de son complice Johnny Marr à la guitare, Morrissey nous conte un road trip aussi poétique que désopilant.
Je peine à penser aux Cure sans sourire. Sans doute parce qu'à chaque fois, l'image d'un Dider Bourdon singeant Robert Smith dans une géniale reprise de "
Madchester vit son âge d'or. Elevés en terre acide, les Stone Roses sont parfaitement exaucés avec "I wanna be adored", où l'électro vient au secours d'un rock alors moribond. Certains sauront se souvenir de la recette quelques années plus tard.
Aucun qualificatif ne résume Mark E. Smith. Déjanté bougon, doté d'un franc – parler appréciable ("Je me suis retrouvé avec les mecs du U2. Je n'avais encore jamais été entouré par tant d'argent et tant de connards."), le despote des erratiques The Fall, propose une chanson à son image : bordélique et charismatique.
Les anachronismes ont l'avantage de ne pas passer inaperçus. "Groove is in the heart" s'impose en effet comme un OVNI disco lâché avec 15 ans de retard. Avec son chant sensuel et son beat irrésistiblement entraînant, ce morceau ne pouvait que cartonner.
Nul n'est jamais mieux connu que par soi-même. Addict, groupe apparu à l'époque où le rock n'était pas à la mode, exploite à fond le filon avec ce "Monster side", où la formation révèle sa vraie nature. 
Une rythmique simple, des paroles chocs et 4 mecs élevés à la vache enragée : le punk, c'est pas plus compliqué que ça. Merci aux Ramones de l'avoir aussi brillamment prouvé.






Si déjà on a rien à dire, autant le faire avec style. Monté sur talonnettes hydroliquess, Cloclo célèbre l'anticyclone des Açores dans un costume bleu à paillettes. Les moins sensibles reprendront en chœur, les autres fileront s'acheter des cache oreilles en plein été.
Au lieu de croupir sur MSN en compagnie de "bogos75" recruté sur Meetic.fr, ouvrez la fenêtre et regardez : vous n'allez pas en croire vos yeux. Des grands, des petits, des jeunes, des vieux… Alléluia !


Auteurs d'une carrière honorable outre-atlantique, le groupe de rock progressif Kansas n'a pas emprunté le Concorde du succès. Le très beau "Dust in the wind" fait partie de ces titres archi-connus dont on peine à retrouver l'interprête.
La vie n'est pas tendre avec Annie Lennox. Sans cesse délaissée, trompée, ridiculisée, la blonde balayée se languit d'une vie meilleure dans "Here comes the rain again". Attention, dépression en vue.
Long. Et fade. L'avant-dernier album de R.E.M. ne déchaîne pas vraiment les foules. "I'll take the rain" et son ambiance bruineuse rappellent bien malgré eux l'époque dorée des 4 d'Atlanta, celle où "Shiny happy people" ensoleillait les charts.
Il fait un temps à ne pas mettre un renard dehors. Bercé par les ballades des écossais de Belle and Sebastian, l'animal rouquin s'aventure néanmoins dans un monde pop-folk aussi doux que féerique. Bien d'autres le suivront à la trace.
Un titre prophétique. Miné par des disputes incessantes et une incapacité à promouvoir ses albums, le trio mancunien I am kloot offre un titre aussi superbe que confidentiel avec cet étrangement calme "Storm warning", à apprécier de toute urgence. 
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