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Mercredi 12 Juillet : “Il va parler !”
Jeudi 13 Juillet : “Il a parlé ! “
Jacques Chirac ? Le dalaï lama ? Pas du tout. Depuis 3 jours,
8. Italie
"Mort au Duce". Cette sentence implacable pullule sur les murs romains.
- Mais Mussolini est mort depuis longtemps ! s’exclame ma mère.
Je ne réponds pas. Mes yeux scrutent le portrait de Sylvio Berlusconi, affiché en 12 exemplaires sur un panneau crasseux. Nous sommes à 15 jours des élections parlementaires et le Julio Iglesias de la politique a encore frappé fort. Un festival d’insultes envers son rival, le pauvre Romano Prodi, traité de mortadelle (sic), sans parler des magouilles législatives visant à lui assurer un troisième mandat consécutif. Le père Sylvio illustre magnifiquement les émissions TV débiles des chaînes transalpines dont il est d’ailleurs l’heureux propriétaire. Ces dernières lui ont par conséquent assuré un temps de parole 43 fois supérieur à celui de son principal concurrent, un temps de parole pleinement rentabilisé. Cris, gesticulations inutiles, promesses irréalisables : une véritable comedia dell’arte pimentée par le soutien inattendu d’une plantureuse descendante du Duce.
Au vu de ce climat politique, l’Italie inquiète. Voue-t-elle un culte de la personnalité aveugle à son premier ministre ou faut-il voir en Berlusconi l’incarnation d’un état ambitieux et déterminé ?
Deux semaines plus tard, le soulagement domine. Romano Prodi et son parti de centre-gauche, l’Olivier, ont remporté in extremis les élections législatives. Cette victoire au forceps démontre l’écartèlement d’une nation fière de ses racines mais aujourd’hui unie principalement autour de la Squadra Azzura. Exaspérés par la pauvreté agricole d’un Sud pouilleux acquis à Sylvio, les puissantes régions septentrionales, la Lombardie et le Piemont en tête, en viennent même à réclamer une plus grande autonomie, soi-disant bénéfique aux agglomérations milanaises et turinoises, fers de lance de l’industrie italienne. Romano Prodi a du pain patriotique sur la planche.
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aux requins du trésor public. De plus, difficile pour la principauté de cultiver une identité nationale distincte quand ses dirigeants honorifiques, Notre Président et l'évêque espagnol de 





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